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 one more bruise you gave to me • (chaz)

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Beau Lennon
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MessageSujet: one more bruise you gave to me • (chaz)   Dim 17 Juil - 14:13



one more bruise
« wake me when this punishment is done. »

L’ennui est un sentiment que certaines personnes ont bien du mal à gérer. Passer son temps à ne rien faire et à attendre désespérément que quelque chose se passe était tout bonnement insupportable pour une personne comme Beau Lennon. Sa tête était sans cesse envahie d’idées rocambolesque en tout genre et ses connaissances et amis en avait parfois marre de devoir le supporter. C’était sans doute pour cette raison qu’il se retrouvait seul cet après-midi là. Enfermé dans son appartement bien trop étroit pour ses trop grandes idées. Il avait bien sûr essayé de se distraire seul avec ses devoirs ou ses travaux en préparation, mais le travail n’avait jamais été sa tasse de thé. Trop fainéant pour mettre du cœur à l’ouvrage, Beau s’était finalement retrouvé le nez en l’air et des étoiles de malice plein les yeux. Quelle occupation pourrait-il se trouver afin de ne pas déranger son entourage ? Une chose était sûre, il ne voulait pas se retrouver seul. Parce que même s’il semblait en constante évolution dans propre monde, il aimait avoir un raccord à la réalité avec lui. Cela lui permettait de ne pas perdre le fil trop rapidement… Il s’était alors imaginé divers scénario comme se rendre dans un bar, ou ce genre de choses mais il avait rapidement changé d’avis. C’était loin d’être le genre d’amusement qui aurait pu contrer son ennui. Du moins, pas suffisamment longtemps à son goût. Et puis, alors qu’il abandonnait tout espoir, ses yeux glissèrent sur l’annuaire posé sur la table du salon. Depuis qu’il habitait ici, cet annuaire n’avait jamais changé de place et pourtant, il ne l’avait encore jamais consulté. Se dirigeant alors vers l’énorme bouquin, il le prit entre ses mains et le feuilleta l’air ailleurs. Son regard ne s’attardait que rarement sur une chose ou l’autre. Mais lorsqu’il arriva à la page des garagistes, un drôle de sourire amusé avait figé ses traits. Il s’était alors emparé de son téléphone et sans réfléchir plus de deux minutes, il avait composé le premier numéro venu. Une voix retentit alors dans l’appareil et le sourire du jeune homme prit deux fois plus d’ampleur. Lorsqu’on lui demande ce que l’on pouvait faire pour l’aider, Beau avait répondu du tac au tac, sans prendre la peine de réfléchir. « Il y a une pièce non identifiable dans ma voiture. J’aimerais bien savoir ce que c’est… » Si son interlocuteur avait semblé un peu surpris par sa requête, il ne lui refusa et lui demanda son adresse afin de lui envoyer quelqu’un. Ravi, Beau avait donné ses coordonnées et était descendu jusqu’au parking pour attendre son preux chevalier. Certes, il avait oublié un détail un signifiant… Il n’avait pas de voiture. Mais cela lui importait peu, il était persuadé qu’il pourrait toujours trouver de quoi s’occuper avec celui qu’on lui avait envoyé. Il n’imagina pas une seconde que ce genre de plaisanterie pouvait agacer. Heureusement pour lui, lorsque le charmant jeune homme arriva et qu’il lui expliqua le non sens de sa requête, il n’eut pas droit à de véritables réprimandes. Au contraire, le jeune homme avait même trainé un moment avec lui. En silence, certes. Mais Beau avait toujours eu assez de discussion pour deux et cela ne lui avait posé aucun problème. Il dut cependant admettre qu’il était déçu de voir son compagnon de dialogue (ou monologue, comme vous voulez) le quitter pour retrouver son emploi. Pendant de longues minutes, il s’était résigné. Tant pis, il s’ennuierait. C’était ainsi, pas autrement… Mais Beau étant Beau, il était incapable de rester sans rien faire et à nouveau, il composa le numéro. Trouvant une excuse un peu plus probable cette fois : sa voiture manquait d’huile, selon lui. Pour la seconde fois, on lui promit de lui envoyer quelqu’un et Beau trépigna d’impatience à l’idée de revoir son compagnon de détente. Le fait qu’il parle peu et qu’il s’emble si embrumé lui plaisait. Le futur astronome aimait bien s’occuper des âmes en peine, ça lui permettait d’oublier la sienne. Mais là, ce fut la stupéfaction ! Qui était donc ce boutonneux sortit dont ne sait où ? « Euh… il est où celui qui boude tout le temps, le grognon là ? Non parce que je crois qu’il est plus qualifié pour répondre à ma requête. Faut pas le prendre pour vous, hein… » La personne face à lui avait alors froncés les sourcils et était partit en marmonnant entre ses deux que ce type était un peu étrange. Un peu étrange certes, mais humain malgré tout ! Au bout d’une demi-heure, Beau entama sa troisième démarche. Il croisait les doigts intérieurement pour qu’on lui revoie son cas social et ô joie, les miracles existent !

Ce fut avec les yeux brillants d’excitation que Beau accueillit l’arrivé de son héros du jour. L’ennui ne lui avait jamais fait de bien et savoir que ce jeune homme allait enfin comble ce vide intersidéral qui avait pris trop de place à son goût, le mettait en joie ! Beau lui offrit donc un grand sourire en déclarant : « Ah ben quand même ! J’espère bien que ce serait encore vous. J’avais l’impression que votre travail vous ennuyait… avouez, je suis aussi votre héros ! » Beau et sa simplicité d’esprit concernant les relations humaines n’imagina pas une seconde que ses appels à répétition avait pu agacer ce charmant jeune homme. Et vous les airs boudeurs qui lui restait collé au faciès, il été évident que ce n’était pas le genre de jeune homme que l’on doit chercher. Mais ça, Beau, c’était le genre de truc qu’il n’avait jamais remarqué. Il pensait justement que les personnes dans un état de brume quotidienne aimaient qu’on les sortes de leur songerie. Il pensait d’ailleurs que c’était pour cette raison que les gens l’appréciait, parce qu’avec lui, c’était simple. Pas de prise de tête ! Amusé, il donna un petit coup de coude au jeune homme et demanda l’air absent : « Vous savez pourquoi certaines personnes contactent des garagistes alors qu’ils sont piétons ? » La question lui demanda soudain beaucoup de réflexion. Pourquoi avait-il fait ça ? Question pour un champion.
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Chaz Wesson
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MessageSujet: Re: one more bruise you gave to me • (chaz)   Lun 25 Juil - 23:42






BEAU & CHAZ
Les meilleures blagues ne durent qu'un temps.





Jean troué, marcel blanc taché, et mains pleins de cambouis, voilà à quoi ressemblait Chaz en cette après-midi ensoleillée. Il lui restait encore 4h à tenir avant que sa journée ne se termine. Quatre longues heures qui lui semblaient être une éternité. Il détestait ce job. Il le haïssait tout autant que tous les gens qui l'entouraient. Son patron, qui en sachant qu'il sortait de prison faisait ce qu'il voulait de lui. Sinon, il prévenait de sa mauvaise conduite et hop-là, il retournerait faire les 6 mois de prison qui lui restait. Et ça, c'était impensable pour Chaz. Plus jamais il ne remettrait les pieds là-bas, jamais. Plutôt crever. Il se retrouvait donc à faire le larbin de service, à faire des heures supplémentaires gratuitement et toutes les conneries du genre. L'enfer. Ses collègues, des idiots finit, des enfoirés de première. Toujours à lui poser des questions sur la prison, à l'emmerder et à profiter du fait qu'il ne puisse pas se défendre pour l'enfoncer et lui dire quoi faire. Seul un, le plus ancien, se montrait sympa avec lui, le traitant comme tout autre employé normal. On aurait pu croire que ça faisait plaisir à Chaz et que de ce fait, il se montrait sympa avec lui en retour. Faux. Il n'en avait rien à foutre. Qu'il le traite bien ou mal, ça ne changeait rien à ses yeux, il n'avait ni plus ni moins d'importance que les autres. Bref. Son patron finit par venir le trouver, le tirant de sous une voiture ou il faisait semblant de bosser, préférant taper un petit somme. Chaz se redressa brusquement, manquant de se fracasser le crâne contre la voiture. Il lui tendit un bout de papier et lâcha : « Hey le taulard ! Au lieu de glander, va bosser un peu. » Le taulard, c'était son adorable petit surnom au sein de ce putain de garage. Chaz le foudroya du regard et s'empara du papier, scrutant l'adresse. Tiens, c'était justement là ou il habitait. Ne s'en accommodant pas, il se leva et commença à s'éloigner, jusqu'à ce qu'on lui crie : « Et met ton bleu de travail merde ! T'es pas en vacance ici. » Connard. Chaz détestait sa combinaison de travail. Ça tenait chaud, ça grattait et ce n'était franchement pas confortable. La vérité ? D'accord, ça lui rappelait trop ce qu'il avait porté pendant deux ans derrière les barreaux. Alors depuis, les combinaisons et lui... Ce n'était pas franchement une grande histoire d'amour. Enfilant son habit de travail, il noua cependant les manches autour de sa taille, refusant de la porter en entier. Question de principe. Et il disparu dans la camionnette de l'entreprise, direction l'adresse indiquée. Comme s'il avait envie d'entendre geindre un client...

Et quel client ! Chaz fut légèrement décontenancé quand le jeune qui avait appelé lui annonça qu'il n'avait pas de voiture. C'était quoi la blague là ? Bah justement, c'était une blague. Le jeune homme voulait s'amuser un peu et lui expliqua le pot aux roses. Pendant quelques secondes, Chaz faillit s'énerver contre lui et lui faire regretter de l'avoir appelé, mais finalement... ça l'arrangeait plutôt pas mal. Il allait pouvoir s'octroyer une pause digne de ce nom, sans entendre ses collègues lui demander d'aller leur chercher un café. S'installant sur le trottoir, Chaz s'était sortit une clope, se désintéressant aussitôt du fameux Beau. Mais ce ne fut pas une mince affaire... Ce mec était un véritable perroquet ! Impossible de le faire taire. Et pourtant, Chaz ne décrochait pas un mot ! Mais non, l'autre continuait de lui faire la conversation. C'était pour ça qu'il l'avait appelé ? Pour pouvoir parler à quelqu'un ? S'il était désespéré à ce point, y avait des psychologues ou des vieux dans le parc. Bref, Chaz finit par écourter cet instant qu'il avait pensé plaisant, ne supportant plus les bavardages incessants de ce piailleur. Ne prenant même pas la peine de le saluer, il le coupa dans sa phrase, s'éloignant de lui pour remonter dans sa camionnette et filer après lui avoir lancé un dernier regard désapprobateur et excédé, du genre : tu me tapes sur le système, mec ! Retournant au garage, il se débarrassa de sa combi et reprit son boulot. Plus tard, ce fut au tour de son collègue d'y aller et quand il revint il ne se garda pas de faire partager ça à tout le monde, expliquant que ce n'était qu'un emmerdeur qui leur faisait perdre leur temps, qu'il en avait marre des gens comme ça, qu'il n'avait pas que ça à foutre et encore un tas de choses totalement inintéressantes. Ça y est, sa journée était terminé ! Enfin ! Abandonnant sans pitié le moteur de la voiture qu'il était en train de remettre en état, il se dirigea vers le lavabo pour se laver les mains. C'est là que la secrétaire arriva : « Les gars... Encore un dépannage, toujours le même. » Mécontentement général et soupire en cœur. Chaz s'en fou, il rentre chez lui de toute façon. Enfin ça, c'était ce qu'il croyait. « Désolé, mais faut que l'un d'entre vous y aille, sinon le patron va gueuler. » Et c'est là que son merveilleux collègue eu l'excellente idée de déclarer : « C'est Chaz qui va y aller ! Il lui a tapé dans l’œil, il le réclamait tout à l'heure. » Grands éclats de rire dans la pièce. Chaz se retourne alors que son sang ne fait qu'un tour sous sa peau claire. De un, il a terminé sa journée ! Et de deux... Il n'a tapé dans l’œil d'AUCUN GARÇON ! Il les fusille du regard un à un et après avoir reprit son souffle, il déclare sèchement : « J'ai finis ma journée. » Tous s'arrêtent dans ce qu'ils font et le fixent, sournois. Le message est clair : il y va, ou ils le balancent au patron. Enfoirés. Chaz serre les poings, ne sachant même plus ce qui le retient de les terminer une bonne fois pour toute. Il se mord violemment la lèvre inférieure et arrache le torchon du mur pour s'essuyer rageusement les mains avant de le jeter par terre et de disparaitre. Et le voilà de retour, mais dans une toute autre humeur...

Il se gare n'importe comment, gênant presque la circulation. Il descend et claque violemment la portière de la camionnette, il ne porte pas son bleu de travail cette fois-ci et très franchement, il s'en fou. Il s'approche de l'emmerdeur qui vient de rallonger inutilement son interminable journée, furieux. Celui-ci néanmoins est parfaitement détendu et souriant. Il semble ravi de le revoir. POURQUOI ? Il ne lui a même pas parlé tout à l'heure ! Et dire que ce mec habite dans le même immeuble que lui... « Ah ben quand même ! J’espère bien que ce serait encore vous. J’avais l’impression que votre travail vous ennuyait… avouez, je suis aussi votre héros ! » HÉROS ? Héros de mes deux ouais ! Chaz a les traits tirés par la colère alors qu'il s'approche encore de lui, de manière ne présageant rien de bon. Beau rajoute : « Vous savez pourquoi certaines personnes contactent des garagistes alors qu’ils sont piétons ? » Petit con ! Arrivé à sa hauteur, Chaz l'empoigne par le col et le plaque violemment contre une voiture et lui bloque la nuque avec son bras, approchant son visage du sien pour bien le forcer à le regarder dans les yeux. Il ne plaisante vraiment pas lui là... Beau ne semblait pas l'avoir comprit encore. Sa voix rauque et agressive s'élève alors qu'il le secoue un peu : « OUAIS JE SAIS ! Parce que sont des emmerdeurs ! Et tu sais ce que je leur fait moi aux petits cons dans ton genre ? » Chaz retire son bras et des deux mains, il agrippe le t-shirt de Beau et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, les pieds de Beau ne touchent plus terre. Sifflant entre ses dents tel un serpent, Chaz ajoute : « Recommence plus jamais ça, sinon ta tête va aller faire un tour dans tes fesses. » Après quoi, il le relâche brusquement en le jetant en arrière, toujours contre la même voiture. Chaz lui lance un dernier regard mauvais et s'essuie les mains sur son débardeur avant de retourner vers sa camionnette. S'il rappel encore une seule fois... Il le tue.
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Beau Lennon
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MessageSujet: Re: one more bruise you gave to me • (chaz)   Jeu 28 Juil - 18:10

Converser avec un fou, c’est comme attendre une réponse du chien à qui l’ont parle. Pure utopie. Entamer une conversation n’est tout simplement pas envisageable. Les fous, ils ont leur manie bien à eux de montrer que, de toute façon, ils n’ont pas envie d’entrer en communication avec qui que ce soit. Les fous, ils se content d’agir n’importe comment, de suivre le mouvement de leurs humeurs, de tout détruire sur le passage. La violence n’est qu’une folie de plus dans un monde où la tendresse n’a plus sa place. Au fil du temps et des rencontres, Beau Lennon avait finit par comprendre la nuance. Entre les fous qu’ils deviennent par loisir et ceux qui le deviennent sans avoir cherché à l’être. Il savait que la folie – ou peu importe le nom qu’on lui donnait – n’était jamais signe de coïncidence. C’est pour cela qu’il aimait particulièrement observer ce genre d’être humain. À la fois perdu dans leur propre monde mais pourtant tellement raccroché à la réalité. Un peu comme lui, mais très différent à la fois. Les gens avaient pour habitude d’appeler ça un cas social. Lui, pour tout nom, il n’avait trouvé que la composition : être à part. Et lorsqu’il avait croisé ce mécano avec ses mains plein de cambouis, il avait su qu’il voulait le connaître. Il avait compris dès leur premier échange de regard, qu’il serait un être à part. Ce genre de personne qu’il aimerait analyser et puis surtout, à qui il aimerait faire perdre pied. Beau ne supportait pas la réalité que les gens s’infligeait à eux-mêmes, il voulait à tout prix les en sortir. Par divertissement, sans doute. Mais sans doute un peu par humanité également. Quoi qu’il en soit, il aurait du apprendre qu’on ne titillait pas un fou. Qu’on ne s’amusait pas avec une allumette, sinon, il était plus que possible de s’y brûler les doigts.

Lorsque la camionnette arriva, Beau sentit déjà son cœur se mettre à l’aise. Il n’avait jamais vraiment eu la capacité de cerner tout de suite l’être humain. Bien au contraire. Il avait toujours été du genre à ce faire des films, à s’inventer des scénarios et à créer des personnages de toute pièce. Pour lui, ce type, c’est de la camelote. Oh bien sûr, il le devine rancunier, bagarreur, râleur et laconique. Mais cela ne lui suffit pas. Il veut comprendre. Il veut voir. Il veut apprivoiser. Mais comme toujours, il n’emploie pas la bonne méthode. La question qu’il pose pourrait amuser au lieu de cela, elle agace. Elle énerve. Elle irrite. Le jeune homme s’approche de lui avec une férocité dans le regard qui devrait inquiéter le futur astronome, mais ce n’est pas le cas. Il n’a peur de rien. Ou du moins, pas de cela. La violence, c’est quelque chose qu’il connait bien. Lorsque sa mère ramenait des oncles à la maison, ils n’étaient pas tous d’une douceur insouciante. Deux mains s’agrippent à son col, et comme un imbécile, il sourit. Il sourit avec une candeur exaspérante et avec cette naïveté qu’on lui connait bien. Beau se trouvait à la limite de l’euphorie, incapable d’expliquer pourquoi. Son dos s’écrasa alors violemment contre une voiture, mais ça le fit à peine réagir. La douleur lancinante qui traverse son corps lui semble telle à une caresse. Son regard est fixé à celui de son agresseur, emplit d’une lueur incompréhensible de défi. Vas-y, fais-moi mal ; tente de dire ses deux prunelles brillantes. Il n’en à que faire. Son bras lui bloquant la nuque et son visage si proche du sien le rassure finalement. Comme si la violence ne l’atteignait pas. Les secousses ne le perturbent pas plus que ça. Il se contente toujours de le défier du regard. Vas-y, fais-moi mal. « OUAIS JE SAIS ! Parce que sont des emmerdeurs ! Et tu sais ce que je leur fait moi aux petits cons dans ton genre ? » Les deux mains du jeune homme décide finalement d’agripper son t-shirt pour le soulever du sol. Aucune réaction. Que peut-il faire de toute façon ? Les petits cons dans son genre, ça n’existe pas. Peut-être est-ce prétentieux de sa part, mais il est persuadé d’être le seul être à agir comme il le fait. Simplement parce qu’il n’avait rencontré personne d’autre qui pouvait lui rendre ce qu’il ressentait. « Recommence plus jamais ça, sinon ta tête va aller faire un tour dans tes fesses. » Léger sourire hypocrite qui s’immisce sur les traits de Beau, qui, violemment se sent projeté en arrière contre la voiture. Comme anesthésié parce qu’il vient de se passer, il glisse une main sur sa côté et y exerce une pression. Comme pour ressentir plus vivement la douleur. Il le regarde se diriger vers sa camionnette alors que des millions de pensées se bousculent dans son esprit. Le retenir ou se contenter de le voir partir ?

Ni une ni deux, Beau suit de son pas trainant l’inconnu. Il ne sait pas encore ce qu’il va dire, ni même ce qu’il va faire, pourtant, il sait qu’il le fera. Que ça lui plaise ou non. Le jeune homme monta alors dans son engin et sans y réfléchir véritablement, l’étudiant prit place sur la banquette passager. Il sait d’ores et déjà qu’il devra essuyer une tempête de violence, mais cela ne l’inquiète pas. Son regard clair est rivé sur le pare-brise, mirant le plus loin possible. A la recherche d’un remède, à la recherche d’une solution. Sa tête pivote alors et son regard vint s’accrocher à celui de l’inconnu. Sa voix se fait mielleuse alors que d’un ton provoquant il se risque à quelques paroles de trop. « Qu’est-ce que t’en sais du genre de petit con que je suis ? Qu’est-ce que t’en sais des autres ? Excuse-moi de te le dire, mais t’as juste l’air d’un petit branleur orgueilleux. » Beau provoque. Cherche la faille. Il veut savoir, il veut comprendre. Ce type, il ne le connait pas, et pourtant il sait qu’il le veut dans son existence. Pourquoi ? Parce qu’il a la conviction étrange qu’ils sont tout deux tels deux enfants déchirés, abîmés, déchiquetés que le temps à rejeté. Dans cette optique même de jouer au plus malin, au plus fort et au plus provocateur, les doigts de Beau vinrent glisser sur la peau rougie des joues de l’inconnu alors qu’il sourit béatement. De prime à bord, on pourrait simplement croire qu’il se moque de lui. Qu’il cherche la bagarre. Et peut-être que c’est ce qu’il fait, dans le fond. Un peu du moins. « T’as un problème quelconque avec le postérieur ? Je veux dire… faut être vachement atteinte pour sortir une menace aussi ridicule que : ta tête va aller faire un tour dans tes fesses ! » Beau se mit alors à rire. Ultime provocation, il récupère sa main, s’installe correctement et regarde droit devant lui. Dans un geste las, il boucle sa ceinture et sourit à nouveau. « Je suis exactement le genre de petit con qui n’écoute pas les menaces mais qui s’évertuent à les voir exécuter. Maso, tu crois ? » Ses amis auraient sans doute peiné à le reconnaître. Beau le doux, Beau le naïf. La vérité, c’est qu’il sait quand il faut jouer et quand il faut être véritablement soi. Avec ce type un brin trop violent, faut jouer au plus malin. Faut que la mayonnaise monte si l’on veut la voir redescendre un jour.
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Chaz Wesson
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MessageSujet: Re: one more bruise you gave to me • (chaz)   Jeu 4 Aoû - 13:47




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Il souriait. Tel un enfant qui ne réagit pas aux taquineries incessantes de ses camarades, il souriait. Imperturbable, suffisant, satisfait même. Mais de quoi ? Chaz ne comprenait pas. Il ne connaissait rien de lui, il ne savait pas de quoi il était capable, il ne savait pas qu'elles étaient ses limites. Il était dangereux de se mesurer à un inconnu. Dangereux de se fier à une apparence que l'on fabriquait de toute part. Dangereux de sous-estimer l'ennemi. L'inconscience de Beau le menait à un danger qu'il ne pouvait même pas imaginer. Il pensait savoir, il pensait avoir deviner certaines choses. Mais il s'égarait dans un cheminement de pensées bien trop chimériques. Chaz ne voulait rien, n'attendait rien. Il n'avait besoin de personne parce qu'il n'avait besoin de rien. Il vivait mieux ainsi et il n'avait absolument pas envie qu'un petit orgueilleux trop ambitieux vienne chambouler ça. Surtout pas. Il se complaisait dans son malheur et personne n'avait le droit de renverser ça. Il ne laisserait pas faire. Comme un animal blessé, il sortirait les griffes et protégerait sa douleur jusqu'à en crever. C'était comme ça, il fallait se faire une raison. Si déjà il y avait très peu de chance pour que qui que ce soit lui apporte quoi que ce soit de bon, il était néanmoins sur et certain que lui, n'apporterait que du malheur aux autres. Et Chaz ne voulait plus endosser la moindre responsabilité. Il ne voulait pas connaître les autres, parce qu'il ne voulait pas affronter leurs douleurs et leurs difficultés. Il ne pouvait plus faire face à ça. Il gérait la sienne, telle une punition et il filait droit. Les autres, il s'en foutait. Parce que s'ouvrir aux autres, c'était accepter de raviver certaines douleurs qu'il ne voulait plus jamais ressentir. D'ailleurs, il ne voulait plus rien ressentir du tout. Ni joie, ni peine. Ni bien-être, ni douleur. Il était plat, dénué d'émotion, ou presque. Seule la colère l'animait et c'était bien la seule chose qu'il tolérait en lui. La colère. Parfois froide et inhumaine. Plus souvent féroce et dangereuse. Même quand il était calme, on savait qu'il était en colère. Ça se voyait à sa façon d'être indifférent, à ses tressaillements de peau, à son regard brûlant. Ça se voyait tout le temps.

Et là, face à ce gamin si content, Chaz sentait qu'il perdait les pédales. Le propulsant en arrière contre la voiture, il ne se retourna pas, signe qu'il en avait terminé avec lui. Encore une blague du genre et on retrouverait son corps dans le caniveau, découpé en morceaux. Mais Chaz aussi avait sous-estimé son ennemi. Il avait pensé que Beau n'était rien qu'un petit con, qui souriait parce qu'il était trop fier d'avoir réussit à le mettre en colère. Parce qu'il était fier de ses blagues puériles. Mais le mécanicien s'était trompé sur toute la ligne. Beau était bien pire encore. Claquant sa portière il eu la surprise de ne pas le voir sur le trottoir. Il fronça les sourcils, méfiant. Et il avait raison de l'être. Car au même moment, la portière du côté du mort s'ouvrit et Beau grimpa sur la banquette, s'installant avec décontraction, comme si ce qu'il faisait était parfaitement normal. D'abord un peu hébété, Chaz resta figé, le regardant faire avec stupéfaction. Il jouait à quoi là ? IL JOUAIT A QUOI MERDE ?! La surprise laissa rapidement place à un degré d'énervement à vous faire rougir. Ses mains se crispèrent sur le volant, prenant une couleur blême, les veines se dessinant à la perfection sous sa peau. Ce volant, il rêvait que cela soit le cou de cet importun. Et il serrait, encore et encore. L'imaginant tomber à genoux devant lui, suffoquant, le suppliant du regard de le laisser respirer. Et il ne le ferait pas. « Qu’est-ce que t’en sais du genre de petit con que je suis ? Qu’est-ce que t’en sais des autres ? Excuse-moi de te le dire, mais t’as juste l’air d’un petit branleur orgueilleux. » Imbécile. Chaz avait envie de tout casser. D'arracher ce volant et de s'en servir pour cogner cet insupportable garçon. Qu'est-ce qu'il lui voulait bon sang ? Ils ne se connaissaient ni d'Eve ni d'Adam, alors qu'il le laisse en paix ! N'avait-il personne d'autre à aller enquiquiner ?! Et puis, Beau va trop loin. Il établit un contact physique avec Chaz, chose qu'il ne faut jamais faire. Jamais. Son sang ne fait qu'un tour alors que les doigts de son pire cauchemar viennent effleurer les contours de son visage. Qu'est-ce qu'il fait ?! Fou de rage, comme salit, ce fut dans un geste rapide que Chaz s'empara du bras de Beau et le tordit avec violence, alors que ses prunelles assassines semblaient vouloir le tuer. Les traits du visage tordu par une hargne déstabilisante, sa main ne semble pas vouloir lâcher le pauvre bras de Beau qu'il malmène avec satisfaction. Les lèvres pincées, la mâchoire crispée, il finit par le relâcher alors qu'il réalise que s'il continue à le tordre ainsi, son bras va lâcher. Se remettant face à son volant, le jeune homme plante ses ongles dans son cuir, le corps secoué par des sursauts nerveux. Mais sa bouche restait close.

« T’as un problème quelconque avec le postérieur ? Je veux dire… faut être vachement atteinte pour sortir une menace aussi ridicule que : ta tête va aller faire un tour dans tes fesses ! » Chaz ferma les yeux et chercha à reprendre sa respiration. A cet instant, il rêvait de l'attacher et de le foutre sur la route avant de lui rouler dessus en s'en allant de cet endroit maudit. Plaquant son crâne contre son appui-tête, il tentait de l'ignorer. Ne pas lui répondre, surtout pas. Ça ne servirait à rien. Déjà qu'à la base il n'aimait pas franchement parler, mais là c'était complètement inutile. Beau n'écouterait pas. Il jouerait sur les mots, il continuerait ses remarques horripilantes et futiles. Il continuerait de vouloir avoir le dernier mot. Et la simple idée qu'il puisse continuer de parler lui donnait des boutons. Un bruit de cliquetis le fit rouvrit les yeux. Il s'était attaché. POURQUOI ? Qu'est-ce qu'il croyait ? Qu'il allait l'emmener faire un tour en ville ? NON ! « Je suis exactement le genre de petit con qui n’écoute pas les menaces mais qui s’évertuent à les voir exécuter. Maso, tu crois ? » C'était trop. Ne tenant plus, Chaz céda à ses pulsions. Il retira la ceinture de Beau et se pencha au-dessus de lui pour ouvrir la portière dans un geste rapide et nerveux. Puis, sans lui laisser le temps de réagir, il se redressa comme il pu pour se donner plus de puissance et attrapant le t-shirt du brun il le poussa violemment de la voiture, le faisant tomber sur le trottoir sans ménagement. Se souciant peu de ce qui pouvait lui arriver. Après quoi, Chaz descendit à son tour et contourna la camionnette pour venir jusqu'à lui. Il claqua la portière d'où venait de voler Beau et s'accroupit à côté de lui. Attrapant son visage de sa main droite, il le lui serra, creusant ses joues. Il planta son regard dans le sien, menaçant, et articula d'une voix froide : « Ne me touche jamais. » Après quoi, il le relâcha et se redressa, le toisant un instant. L'achever maintenant afin de s'assurer qu'il n'aurait pas le temps de se relever pour remonter dans la camionnette ou prendre le risque de tenter ? Mais Chaz n'aurait pas dû prendre le temps de réfléchir...

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Beau Lennon
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MessageSujet: Re: one more bruise you gave to me • (chaz)   Sam 6 Aoû - 11:34

C’était étrange ce que les gens pouvaient faire par moment, pour une raison absurde et souvent insensée. C’était étrange et dans le cas de Beau, ça en devenait presque ridicule. Jouer. Comme s’il était capable de le faire. Comme s’il avait ne serait-ce qu’un peu d’intérêt pour cette chose, cet être à la fois incompris et soumis au méfait de la colère grotesque. Jouer ? Non, il ne jouait pas. Ou du moins, il n’en avait pas l’impression. Certes, cela dépassait de loin ce qu’il était capable de faire en temps normal, mais cela ne voulait pas dire que c’était simulé pour autant. Que du contraire. Si le jeune homme avait voulu paraître plus malin et rusé que l’autre, il n’avait jamais du réfléchir avant d’agir. Tout lui venait avec une spontanéité qu’on lui connaissait bien. Beau n’en avait rien à faire qu’il démantèle son corps, qu’il se fasse plaisir. Lui, tout ce qui l’importait, c’était le côté obscure et inavoué de tout ça. Ce garagiste avait visiblement de nombreux problèmes et quoi de mieux pour cerner la nature humaine que de choisir un cas social évident ? On aurait pu dire qu’il s’agit plus d’une expérience que d’un jeu, dans le fond. Une sorte d’analyse critique sur la colère irascible qui pouvait habiter un être. Est-ce que les deux ou trois petites blagues qu’il avait faites méritaient autant d’importance ? Certaine pas. Voilà pourquoi il était certain que tout cela cachait trop de choses. Des choses qu’il aurait aimé découvrir. Des choses qu’il aurait aimé apprivoiser. Peut-être calmer et dompter. Mais que l’enfant demeurait stupide, n’avait-il pas vu la flamme qui scintillait dans les yeux du bourreau ? Non. Il n’avait rien vu, rien entendu. Peut-être aussi parce qu’il s’en moquait éperdument. Surement pour ça d’ailleurs. Il lui tordait le bras ? Et bien qu’il fasse ! Cette douleur contrecarrait celle qui lui élançait dans le dos, dos qui avait étroitement rencontré la dureté d’une voiture. Que le disloquement de son bras ne lui faisait ni chaud, ni froid. La douleur était pourtant vivace, mais cela ne l’empêchait pas de défier du regard le conducteur de la camionnette. À quoi s’était-il attendu ? A ce qu’il abandonne rapidement ? Si Beau se mettait dans une merdre profonde, ce n’était pas pour lâcher prise au premier bleu. C’était une insupportable limace qui resterait jusqu’à qu’on l’écrase. Mais peut-être n’aurait-il pas du réclamer l’écrasement ? Peut-être aurait-il du se contenter de ne taquiner en surface ? Visiblement, sa dernière démarche n’avait pas été l’idée du siècle puisque Monsieur Muscle s’amusait déjà à le détacher. Même pas drôle. Beau, par principe aurait aimé se rattacher aussi vite mais il n’en eu guère le temps ! Le conducteur se penchait sur lui et ouvrit la portière d’un geste brusque. Étonné, Beau suivit le geste des yeux et ne remarqua même pas qu’on l’attrapait par le t-shirt pour le faire valser à l’extérieur de la camionnette.

Aïe. Cette fois, Beau était forcé d’admettre que ça faisait mal. Vachement mal, même. Il venait de prendre un sévère coup et allongé sur le sol, il se mordait le point pour éviter tous bruits suspects de douleur. Mais à l’arrivée de son bourreau, il relâcha prise et se contenta de placer l’une de ses mains sous son bassin, malaxant comme il put la peau endolorie. Il le regarda claqué la portière et compris directement qu’il allait le laisser là, par terre, gisant et qu’il prendrait vite fait ses jambes à son cou. Quel lâche, pensa-t-il malgré lui. L’étudiant avait toujours considéré la violence comme une solution de facilité. Les gens frappaient pour oublier qu’ils ne savaient pas parler. Les gens parlaient d’amour quand ils ne savaient pas la raison de leurs actes. Tout le monde était pareil, finalement, pareil mais en différent. Lorsqu’il s’accroupit et lui attrapa le visage, Beau sourit comme il put. Gêner par cette main qui lui creusait les joues. Quoi encore ? « Ne me touche jamais. » Pourquoi ? Qu’est-ce que les gens avaient avec les relations tactiles ? Ce n’est pas qu’il avait dépassé les bornes non plus. Lorsqu’il se redressa, Beau crut qu’il n’allait pas hésiter une seconde avant de repartir. Allez, vas-y, casse-toi, chantonnait une voix dans sa tête. Et pourtant, le jeune homme resta planté là à le regarder. Ah ben tiens, il voulait sa photo maintenant ? Ni une, ni deux, Beau n’allait pas perdre cette occasion de reprendre le dessus. Dans un effort surhumain, il essaya de se redresser et sans réfléchir aux conséquences de son acte, il fait un croche-patte au jeune homme debout face à lui. Quand celui-ci se retrouva lui aussi, étalé sur le sol, Beau se redressa et titubant, il vint encadrer les côtés du jeune homme de ses deux jambes. « C’est quoi ton problème ? T’as des complexes d’infériorité ? » Ne pouvait-il pas simplement la fermer ? Beau, toujours entrain de n’en faire qu’à sa tête. Mais il devait avouer qu’il avait bien trop mal pour demeurer debout et le supplice qu’il s’infligeait à lui-même lui semblait bien trop lourd. Doucement, il posa donc ses genoux à terre, s’asseyant presque sur le corps étendu sous lui. Il plaça ses mains de chaque côtés du visage de ce dernier et déposé ses prunelles dans les siennes. « Laisse-moi deviner. Quand t’étais petit, tu étais gros alors on se moquait toi. Aujourd’hui, tu te crois tellement beau que tu veux abîmer tout le monde. C’est ça ? Non. D’accord, je vois. Alors, peut-être que t’es trop frustré parce que le monde ne fait pas attention à toi et que c’est le seul moyen que t’as trouvé ! Non plus ? Mpf. Tu ne m’aides pas cow-boy, je peux pas faire de psychanalyse si tu n’y mets pas du tiens ! » Il allait trop loin, beaucoup trop loin… Outch, il allait avoir mal, il sentait déjà les gifles s’abattre sur lui. Ou les coups de pieds ? Les passants les dévisageaient d’une drôle de manière, mais Beau n’y prêtait pas la moindre attention. Son regard resté braqué sur l’inconnu.
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one more bruise you gave to me • (chaz)

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