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 Time to pretend [Lorcan]

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Magaly Bonhavre
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MessageSujet: Time to pretend [Lorcan]   Lun 27 Juin - 18:22


La chaleur devenait de plus en plus présente depuis quelques semaines rendant la vie à la fois désagréable et collante. L’impression d’être couvertes d’une couche constante de sueur malgré les douches prises durant l’après midi, la puissance désaltérante de la limonade qui ne faisait plus effet et l’incapacité d’être au soleil plus de trois minutes sans sentir son sang bouillir littéralement dans nos veines et avoir l’impression de suffocation qui rendait toute expériences extérieur plus que désagréable. Bien que j’aimais l’été, je détestais les vagues de chaleurs interminables qui, compressé dans la jungle de béton qu’était San Fransico, semblait être retenu par ces gratte-ciel et ce smog pollueur. Et le comble de tout, l’air climatiseur de l’appartement avait brisé. Résultat; en plus de mon humeur exécrables dû à la fin de mon année qui me demandait une étude épouvantablement gargantuesque, je ne trouvais pas le sommeil le soir venu car la chaleur rendait toute position de vie inconfortable. J’avais fini par adopté la technique de mettre mon pyjama dans le congélateur quelques heures avant d’aller me poser dans mon lit, ainsi une fois le temps venu, je pouvais mettre une pièce de vêtement froides qui me rafraichirait le temps que je m’endorme. Cette technique anti-chaleur aurait pu parfaitement fonctionné, si je n’avais pas eu mon imbécile de demi-frère. Le fait est qu’il n’avait aucun avenir et qu’il le savait bien. Il foutait donc en l’air ses études et allait boire ou faire je-ne-sais-quoi avec ces potes le soir et revenait en plein milieu de la nuit ne ménageant pas le bruit et donc me réveillant inévitablement. Mon cycle de sommeil brisé, la tornade s’affalait dans son lit et dormant, moi je venais alors à être couchée en étoile dans mon lit à maudire l’univers entier et je finissais par aller étudier dans la cuisine en sous-vêtement à trois heures du matin, faute de choses à faire. Cette mascarade durait depuis deux semaines. J’avais beau aller chez Roskana dormir, lorsque j’étais avec elle, je n’étudiai jamais. Occupée à potiner, écouter un film, manger, s’embrassée, les études devenait trop loin dans mon esprit. Roskana était la seule personne qui réussissait à me faire dévier de mon obsession pour la perfection scolaire, et elle le savait. Alors elle comprenait ma baisse de présence dans ses bras le soir; par contre lorsque l’on se voyait je me faisais l’amante et l’amoureuse là plus attentive et amoureuse, histoire de me faire pardonner. Enfin bref, là n’était pas le point. Le point était que j’avais chaud, stressée pour mes examens et le manque de sommeil me rendait agressive.

Il était neuf heure du matin lorsque je me réveiller, la tête posée sur mon livre d’autopsie avancée. Je me frottai les yeux, engourdis par un sommeil sans rêve mais d’une profondeur qui atteignait le néant. Sortit des limbes par un rayon de soleil frappant mon visage, je m’étirai avec une grâce féline, remontant ma bretelle de soutien-gorge qui était tombée sur mon bras. J’allai partir la cafetière alors que je me dirigeai vers ma chambre prendre mon cellulaire pour envoyer un texto à ma copine qui passait un examen d’ici quelques minutes. Puis mon regard se posa sur le bordel qu’avait laissé en entrant surement totalement bourré. Je serrai la mâchoire alors que j’allai boire une gorgée de jus d’orange dans la boite et je la replaçai dans le réfrigérateur. Là, j’en avais plus que marre. Je voulais dormir, avoir la paix, pouvoir étudier assez pour aller voir Rose plus de quelques heures et en finir avec ces satanée examen pour pouvoir commencer mon stage d’été et enfin m’amusée un peu. Et Lorcan, quand je le voyais, m’enrageait. Son style de vie et sa nonchalance m’était à la fois insoutenable et enviable. Comme j’aimerais avoir son manque d’intérêt pour sa réussite sociale et sa santé personnelle. D’un pas décidé, menée par ma rage et mon exaspération, j’allai dans ma chambre pour enfiler un short histoire de ne plus être en string, j’allumai mon stéréo et je retournai dans la cuisine. Mon café pris, j’allai dans le salon et pris tout ce que mon demi-frère croyait inutile de rager. Ouvrant la porte d’entrée, je lançai alors au bout de mes bras ses vêtements et ses souliers crasseux dans les couloirs. Je refermai la porte sans hésiter à la claquer avec force. Hors de moi, je pris ces DVDs pour ces soi-disant cours que j’allai enfin mettre dans l’étagère que je lui avais acheté histoire de ne plus être ensevelis. Je pris ces cendriers remplis et j’allai mettre la cendres dans le milieux de son livres d’école ouvert que je refermai durement pour aller le placer sur la table enfin libéré. Je soupirai de soulagement en voyant enfin un peu de propreté. Dégouté par le planché maintenant, j’allai partir l’aspirateur. Alors que j’aspirai la poussière accumulée sur le plancher, je me mis à chanter à tue tête les paroles de la chanson qui jouait, une de mes préférée. Et alors que je mettais enfin de l’ordre dans cet appartement que Lorcan s’appliquait à pourrir avec tant de soin, je me mis à rire. J’étais totalement furieuse après mon demi-frère et je venais de trouver l’unique moyen de me venger réellement. Un sourire carnassier vint sur mes lèvres rouges alors que je me dandinais doucement en poussant l’objet bruyant sur le sol.

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Lorcan I. McGrath-Smith
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MessageSujet: Re: Time to pretend [Lorcan]   Lun 27 Juin - 18:37


Lorsque j’étais rentré du bar, un peu plus de quatre heures du matin, j’avais encore dans la tête la discussion que je venais d’avoir avec Meena, par rapport à sa grossesse, le fait qu’elle m’ait dit qu’elle était amoureuse de moi et le fait que ce soit la copine de mon meilleur ami. J’étais un peu perdu. Toutes les commandes que l’ont m’avait passé Et en rentrant, je me prenais la petite table de l’entrée, sur laquelle on mettait ses clefs. Je ne pus m’empêcher de jurer, non mais vraiment ! TOUS LES JOURS, avant de partir bosser je la déplaçais pour l’éloigner de la porte, et TOUTES LES NUITS, elle était revenue à sa place. Donc, bien entendu, cela faisait du bruit ! Et je n’étais pas fatigué, j’étais un peu trop perturbé, peut-être, toute cette soirée m’avait pensé à Irène et à sa grossesse lorsqu’elle attendait Kaya. J’allais chercher mon ordinateur, un bloc-notes, des écouteurs et me plaçait dans le salon. Je plaçais l’un de mes films d’études dans le lecteur, les écouteurs enfoncés dans les oreilles pour ne pas déranger ma colocataire. Et je bossais mes cours, ce que je faisais souvent. Je réfléchissais beaucoup mieux la nuit, ce qui faisait que tout le monde croyait que je ne foutais jamais rien. Certes. Je bossais beaucoup moins que la plupart des gens que je connaissais mais j’avais toujours eu des facilités, je ne voyais pas pourquoi j’allais m’embêter à bosser plus que de raison. Mais il y a une chose vraie, le mois de juin est un mois de merde. Et je ne dis pas seulement ça parce que c’est le moment où il faut rattraper tous les cours que l’on n’a pas révisé durant des mois, non… Certes, je passe mon temps au Night Club, que je bosse ou non, et lorsque je n’y suis pas, je m’occupe de ma fille. Mais il n’empêche que ma thèse à rendre l’année prochaine et mon mémoire de fin d’année ne s’écrivent tout de même pas toutes seules. Mais juin c’était aussi mon anniversaire, mais ça… qui s’en souciait ? Qui s’en souvenait ?... Vers six heures, je m’étirais, éteignais rapidement ma cigarette, fermais mon pc et allais me coucher. Mis à part mon ordinateur, je laissais tout tel quel, j’étais exténué, je m’en occuperais plus tard. Je devais dormir.

J’ouvrais les yeux en entendant la porte claquer, je ronchonnais, me retournant, enfin elle devait s’être barré cette pince-sans-rire, la madame fbi. Jusqu’à ce que j’entende un « vmmmmmmmm » constant et très bruyant. Ma tête émergeait des couvertures. « Putain. » murmurais-je, enroué. Je m’extirpais de la chaleur réconfortante de mon lit, je me passais la main dans les cheveux, tout ce bruit me filait une migraine atroce, pire que lors d’un lendemain de cuite, et je pouvais dire que je m’y connaissais en gueule de bois. Je ne prenais même pas la peine de mettre quoi que ce soit sur mon caleçon, après tout, j’étais chez moi, elle n’allait pas m’emmerder ! J’ouvrais la porte de ma chambre, même si je chancelais quelque peu j’avançais directement. « mmm Mag. Tu fous quoi là ? » Je me frottais les yeux, baillant derechef et passais dans la cuisine. J’ouvrais le frigo, y jetais un bref coup d’oeil. Je secouais la tête, blasé et lançais « Merde Mag, arrête de boire à la bouteille ! » Et elle parlait d’hygiène à longueur de temps hein… Je grimaçais et prenais une bouteille neuve. Je boirais du jus à température ambiante, c’était préférable à sa bave d’un côté. Elle parlait de ma nonchalance, de mon désordre, mais moi aussi il y avait des choses que je ne pouvais supporter, la seule bouteille que l’on pouvait boire au goulot était la canette, de bière, de coca, de sprite, je m’en moquais puisque cela faisait trente-trois centilitres. Mais pas une bouteille. Non… Je me grattais la tête. « PUTAIN MAGALY ! ARRÊTE CET ASPIRATEUR DE MERDE ! » Criais-je de là où j’étais, je ne m’entendais même plus penser, alors que c’était bien une chose que je faisais matin, midi et soir... Contrairement à certaines apparemment ! Je marchais jusqu’au salon d’un pas décidé, me baissait pour débrancher cet appareil de malheur. Je soufflais : « Oh ça fait du bien. » et, puis je relevais la tête apercevais la table basse. « T’as… T’as débarrassé la table ? Où sont mes affaires ? … E… Et mes rangers. Où elles sont Mag ? » Je regardais autour de moi. J’étais sûr de les avoir laissées dans l’entrée mais ne les voyais pas. Les avais-je mis dans ma chambre sans m’en rappeler ? J’attrapais le livre qu’elle avait apparemment épargné, soulagé qu’il ait été épargné. Je fronçais les sourcils en sentant quelque chose tomber sur mes pieds, nus. Je baissais la tête. Des cendres ? Je feuilletais rapidement le bouquin jusqu’à tomber sur des pages qui commençaient déjà à noircir. Je l’époussetais, me moquant de tout faire tomber sur le sol déjà aspiré. « PUTAIN ! MAGALY ! » Moi qui ne m’énervait que très rarement, je tentais de respirer, apparemment en vain car j’étais tellement dégouté, énervé, fou de rage et épuisé de n’avoir dormir qu’à peine trois heures. « IL COUTE CENT PUTAIN DE DOLLARS CE BOUQUIN ! » Ce livre qui coutait les yeux de la tête était désormais tâché, sombre alors que chacun de mes ouvrages était presque immaculé. Si elle n’avait pas été un fille…
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Magaly Bonhavre
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MessageSujet: Re: Time to pretend [Lorcan]   Lun 27 Juin - 18:38



« mmm Mag. Tu fous quoi là ? »
Malgré le bruit de l’aspirateur, j’avais vu mon demi-frère sortir de sa chambre les yeux bouffis, le regard vague, vêtu de son caleçon. Je souris doucement et je ne répondis rien. C’était évident non? Le salon était enfin d’une propreté digne de se nom et j’enlevais la crasse du plancher : il sautait aux yeux que je partais faire une expédition scientifique en Antarctique. Cette question était rhétorique et je n’allais pas dépenser de l’énergie à répondre. Déjà j’accordais trop d’énergie à enrager contre les sales habitudes de ce frère qu’on m’avait imposé. Certes le bonheur de mon père avait été toujours un point central et important de ma vie, mais je commençais à en avoir plus que mare de devoir supporter Lorcan à longueur de journée. Lorsque j’avais eu mon acceptation en criminologie à San Franscico, j’avais été euphorique non seulement de toucher du bout des doigts mon rêve, mais aussi de savoir que j’allais me débarrasser de la présence lourdes et dérangeante de ce demi-frère qui semblait tout faire pour me mettre hors de moi. J’avais toujours cru mon père qui m’avait dit que plus Lorcan et moi allions grandir, plus la guerre s’amenuiserait. Ce matin prouvait bien les tords de mon père. Et j’étais furieuse contre lui. Furieuse qu’il se soit trompé, furieuse qu’il ait cru une bonne idée de nous mettre dans le même foutu appartement. Une autre raison d’être hors de moi, une autre raison pour emmerder l’univers. Je poussai l’aspirateur sous la table basse. Au moins le bruit constant de cet appareil ménager obnubilait mon attention. Captant mes gestes dans une tâche ménagère tout simple, j’arrivais à canaliser bien des pensées et des propos amer qui me venaient en bouche. Je n’étais pas zen, bien loin de là, mais au moins je n’avais plus envie de foutre une gifle monumentale à celui qui râlais contre la bouteille de jus. « Merde Mag, arrête de boire à la bouteille ! » Je ne le regardais même pas, n’ayant même pas envie d’accorder mon attention pour pareil foutaise. Je buvais à la bouteille pour une unique raison; je savais que ça l’enrageait. Comment quelqu’un si peu apte à vivre dans la propreté pouvait faire d’un drame ce simple geste? Décidément, je ne comprendrai jamais. Mais, dans ce cas échéant, c’était du œil pour œil dent pour dent. Je continuerais à faire ce geste banalement inoffensif tant qu’il ne comprendrait pas que cet appartement n’était pas qu’à lui, que tout deux nous vivions ici. Que sa chambre ressemble de Bagdad, je n’avais rien à dire, comme il n’avait rien à dire sur l’ordre exemplaire de la mienne. Or, dans les pièces communes, nous devions tous deux faires des concessions. Et ce matin je compris que j’étais les seules à en faire. J’acceptais qu’il laisse ici et là des trucs, mais il ne prenait jamais la peine de les reprendre. Toujours, je devais aller le nettoyer. Et en cette période de puissant stress dans ma vie, je pétais littéralement câble; pourquoi c’était toujours à moi à faire les efforts pour ensuite me faire reprocher les maux du monde? « PUTAIN MAGALY ! ARRÊTE CET ASPIRATEUR DE MERDE ! » Je serrai la mâchoire, retenant une panoplie d’insulte qui ne demandaient qu’à sortir de mon être blasée de cette colocation obligatoire. Mais non. Ne dit rien Mag’. N’embarque pas dans son jeu. Il l’a cherché. Tu as enduré son bruit durant toute l’année, et là, durant une semaine, tout ce que tu demandes c’est du calme. Seule demande que tu pouvais vraiment faire. Et il ne l’acceptait pas, ne faisant qu’à sa tête. Épuisée Mag’. Tu étais épuisée. Alors calme toi et continue à nettoyer le sol. Focalise sur le plancher. Tu appelleras Rosie plus tard, entendre sa voix te fera du bien. Oui voilà…

Ce monologue interne terminée, je calmai légèrement ma respiration et mes épaules se relâchèrent doucement. Je me tournai alors, surprise, lorsque mon engin stoppa soudainement. « Oh ça fait du bien. » Je lançai un regard noir à mon demi-frère. Mais je ne voulais pas entrer dans son jeu, dans cette situation que j’avais intentionnellement provoqué. J’avais ce que je voulais devant moi; un Lorcan tout aussi à bout que moi. « T’as… T’as débarrassé la table ? Où sont mes affaires ? … E… Et mes rangers. Où elles sont Mag ? » Je lui fait un sourire hypocrite et amusée en battant des cils comme une de ces greluches en manque de sexe qui trainait dans le bar où il travaillait. Je réajustai mes minishorts qui glissaient de mes hanches, laissant trop voir mon string et j’allai remettre en place l’objet de la première colère de Lorcan. Puis, me dirigeant vers la cuisine, je le regardai soudain découvrir ma vengeance de ces nuits coupés par son attitude égocentrique de merde. . « PUTAIN ! MAGALY ! » Je ne le regardai même pas et pris de nouveau la boite de jus. Je m’assis sur le comptoir face à lui et recommençai à boire au goulot, un sourire carnassier sur mes lèvres. « IL COUTE CENT PUTAIN DE DOLLARS CE BOUQUIN ! » Je jubilais, il était aussi poussé à bout que je l’étais en ce moment, et moi, malgré ce regard moqueur, hautin et condescendant que je lui donnais je bouillais autant de rage que lui. « Bon matin à toi aussi » dis-je amusée, buvant de nouveau en le défiant du regard.
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Lorcan I. McGrath-Smith
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MessageSujet: Re: Time to pretend [Lorcan]   Lun 27 Juin - 18:51


Pourquoi ma mère m’imposait-elle la présence de cette idiote dans mon appartement ? Pourquoi ? Comme si son mari et elle n’étaient pas assez friqués pour nous en payer un par personne. Mais non. Un pour nous deux. Quelle galère. Je n’en pouvais plus de cette petite… Sal… Saleté qui me ruinait le moral, me pourrissait la vie et me faisait comprendre que je n’étais qu’un idiot qui ne ferait rien de sa vie. J’avais envie de lui crier « Mais je t’emmerde ! » mais je ne le faisais pas. C’était une chose chez moi dont les autres n’avaient pas à se plaindre, j’étais assez gentil, je ne m’énervais que rarement. Le seul problème était que c’était toujours elle qui me poussait à bout. Toujours la même. Ce n’était pas ma faute après tout si elle était si névrosée qu’elle passait sa vie à nettoyer l’appartement. Ce n’était pas ma faute si elle considérait son homosexualité comme une tare, comme si c’était resté une perversion à travers le temps. Ce n’était pas ma faute si elle devait passer des journées sur un cours que je pouvais apprendre en une demi-heure montre en main. Ce n’était pas ma faute si elle projetait son incompétence flagrante sur moi. Et plus je parlais plus elle restait silencieuse, elle ne répondait à aucune de mes questions. Se contentait de m’ignorer comme si je n’existais pas. Oh Grands Dieux, si ELLE ne pouvait pas exister ! Quel bonheur ce serait ! Mais le problème étaient elle, je ne pouvais pas l’effacer de ma vie aussi facilement que l’on passe l’aspirateur. Le jour même où je l’avais rencontrée, étant enfant, je savais déjà que c’était juste « pour le pire ». Ma mère m’avait dit que ça passerait, que nous deviendrions peut-être même amis… TU PARLES ! Je me rappelais une nuit où j’étais descendu dans la cuisine, j’avais entendu son père parler, il demandait à Anthea si elle ne pensait pas, qu’un jour, sa fille et moi passeraient à l’action. Après un bref sentiment de dégout, j’avais éclaté de rire, faisant ainsi découvrir ma présence dans la pièce voisine qui m’amena à avoir une explication se finissant par : « Elle n’a pas assez de matériel pour m’intéresser. », d'ailleurs, même si ça avait fait rire ma mère, le Bonhavre n'avait pas trop apprécié, ni l'humour, ni l'allusion à ma sexualité qu'il trouvait assez débridée. Et maintenant que je savais que je n’étais pas un homosexuel pur et dur, je savais que, sur toutes les femmes de la Terre, celle-là était une de celle que je pouvais le moins supporter…

Lorsque je débranchais cet aspirateur de malheur, son regard noir m’arracha un sourire. Lorsque je lui demandais ce qu’elle avait fait de mes dvds, de mes rangers, et tout ce qui m’appartenait, elle se contenta de battre des cils. Elle réajusta son short. Si on pouvait appeler ça comme ça. « Roxy n’est pas là, ça sert à rien de faire semblant d’être bonne » sifflais-je dans mes dents, ne sachant même pas si elle pouvait m’entendre, et m’en moquant totalement si c’était le cas. Lorsqu’elle réagissait ainsi elle ressemblait plus à une prostituée de bas étage qu’à une fille. J’explosais alors qu’elle se rasseyait sur le comptoir et buvait de nouveau au goulot. Dégoutant. Elle faisait semblant de s’imposer un minimum d’ordre. Elle était totalement dérangée la pauvre. Je reposais les yeux sur mon ouvrage. J’allais la tuer. Mon regard s’était assombrit d’un coup d’un seul. Les yeux sont le reflet de l’âme, et cela avait toujours été vrai chez moi. Toujours. Lorsque j’étais pleinement heureux, mes yeux étaient bleus azur, et dans des situations comme celles-ci, on avait du mal à distinguer ma pupille de mon iris. Elle me regardait avec cet air qui me faisait regretter qu’elle soit une femme. Je l’aurais cogné sans vergogne si ça n’avait pas été le cas. Si elle avait été un homme, je lui aurais mis un pain en pleine face, me moquant de ses réactions. Je bouillonnais. Quelle salope ! D’un air plus qu’amusé, elle me lança : « Bon matin à toi aussi » Mes ongles, même s’ils étaient coupés court me rentraient dans les paumes tellement je serais fort les poings.

« HUM. » e jetais le livre sur la table basse de toute ma hauteur, j’avais envie de la taper, de casser quelque chose lui appartenant, de lui faire regretter ce geste qui peut paraitre banal mais qui, additionné à tout ce qu’elle me faisait subir avec son humeur de merde, finissait par rendre quelqu’un aussi calme que moi une furie sans pareille. D’ailleurs, je n’imaginais même pas si elle tombait un jour enceinte. Le drame. Déjà qu’elle était trop lunatique pour vivre avec quelqu’un, je n’imaginais même pas si les hormones s’en mêlaient... Soudain une idée me vint. « Tu vas me le rembourser. Je te préviens. Sinon, c’est simple. Ton. Père. Sera. Au. Courant. Pour. Roksana. Tu m’as compris ? » Je lui adressais un sourire carnassier. Ce n’était pas mon genre mais elle avait le chic pour me pousser à bout. Je n’étais même pas sure de pouvoir lui faire ce sale coup, je n’étais pas méchant comme ce qu’elle l’était. Une vraie peste. Certes, je pouvais très bien me barrer avec tout le pognon que j’avais dû à mes… Affaires lorsque j’étais à New-York mais je ne voulais pas quitter ce bâtiment. Il y avait mes meilleurs amis, des personnes adorables et je n’allais pas me laisser chassé par cette conne. J’allais me chercher le paquet de Lucky Strike qui trainait dans la corbeille de fruits sur le comptoir, m’y appuyais en allumant ma clope juste sous son nez. Ma colère était un peu retombée. En apparence tout au moins, et je gardais un petit sourire en coin, les yeux brillants. « Oh. Et si je ne retrouve pas mes affaires rapidement, ET. En bon usage. Ce sera la même chose. Tu m’as compris ? » Je lui adressais un large sourire, qui faisait bien chier l’autre maintenant hein ?

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Magaly Bonhavre
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MessageSujet: Re: Time to pretend [Lorcan]   Lun 27 Juin - 20:16


« HUM. » Je regardai mon frère avec condescendance, me délectant à la fois de son manque de contrôle et du rouge qui commençai à teinter son visage. Je refermai la bouteille de jus, me demandant comment il allait réagir. Toujours de belle surprise avec Lorcan. Toujours. . « Tu vas me le rembourser. Je te préviens. Sinon, c’est simple. Ton. Père. Sera. Au. Courant. Pour. Roksana. Tu m’as compris ? » La bombe tomba. Je figeai.

Lorcan venait de claquer la porte avec une force que je ne le connaissais pas. Je regardais mes pommes de terres en purée mal-à-l’aise. Je souhaitais plus que tout ne pas être ici. Nerveusement je jouais avec ma fourchette dans mon repas qui ne m’apparaissait plus aussi appétissant. Anthea jeta un regard noir de colère et remplis de déception à mon père qui, par orgueil, ne voulait pas défaire son regard. Ma belle-mère jeta sa serviette de table sur son plat et quitta la pièce. J’entendis ses talons hauts claquer dans les escaliers qui menaient au deuxième étage, là où la chambre de mon demi-frère était située. «Oh ca va Mag, arrête de faire cette tronche.» Je levai des yeux surpris vers mon père qui fulminait de rage et qui se leva pour aller dans l’armoire interdis se couler un verre de Brandy. Je n’avais pas fait de grimace ni de visage insolent. Je savais que mon père agissait ainsi pour canaliser sa colère sur quelqu’un. Lorcan ne semblait pas assez à blesser, il voulait moi aussi que j’y passe. Je ne me laissai pas prendre à son jeu et je déposai ma fourchette. «Pourquoi tu es fâché papa? Lorcan il a rien fait de mal…» Je repensais à Roskana et sa nouvelle copine, un poing sur le cœur. J’avais fait une scène monstre à ma meilleure amie alors que ses parents avaient accepté avec nonchalance épatante. Venant des Croft, ca ne m’étonnait pas, mais je me sentais horrible. Horrible de voir en mon père ce que j’avais été pour ma meilleure amie. Et je devais me racheté à ses yeux. Car au fond, j’avais été en colère contre ce doute qu’elle avait placée en moi. Ce questionnement que je n’avais jamais eu. Ce n’était pas contre elle directement. Je devais me racheté. Mais aussi faire comprendre à mon père l’épouvantable erreur qu’il venait de faire en disant à Lorcan qu’il était pas bien, qu’il avait un défaut de fabrication et de s’emporté quand mon demi-frère avait essayer de lui expliquer que ce n’était pas réellement un choix ce genre de truc. «Qu’est-ce que ça change que Lo’ soit gay? Je veux dire…» mon père me regarda durement en buvant d’un trait son verre trop plein, « il reste pareil. C’est juste qu’il va avoir un copain au lieu d’une copine.» Mon père eu un sourire amusée et vint s’asseoir à mes cotés, versant dans son verre d’autre alcool. Puis il pris mon verre et me versa aussi ce liquide onctueux. Je fus surprise. Jamais je n’avais vu mon père toléré le fait que je boive alors que je sois encore mineure. Il devait vachement être bouleversé pour vouloir boire avec moi. «C’est pas tant le fait qu’il couche avec des homme Maggie. C’est sur que ce n’est pas quelque chose que j’aime mais Lorcan c’est un type bien et j’aime sa mère, je vais tout faire pour ne pas montré que ca me dérange…» Il but, je l’imitai, silencieuse. Rare était les fois où mon père s’ouvrait à moi. Je ne le savais pas homophobe. Chose qui, d’ailleurs, me surpris pour un homme si ouvert d’esprit. Mais passons. «C’est que le nom de notre famille doit être préservé Mag’. La descendance est l’unique façon de prouver qu’un jour ont a existé. À travers toi, moi j’existe, ta mère existe, Anthéa existe. Tu nous portes en toi et tu transmettras tout ça à tes enfants. » Il déposa son verre vide, les yeux remplis de larme et me pris les mains en tremblant. «Tu es le seule espoir que notre famille perdure ma princesse…»

« Oh. Et si je ne retrouve pas mes affaires rapidement, ET. En bon usage. Ce sera la même chose. Tu m’as compris ? » Revenu sur terre, je lui balançai ma boite de jus en plein visage, hors de moi. «Putain Lo’ t’es vraiment le pire salopard du monde.» Je descendis du comptoir pour aller vers lui, m’appuyant sur le dos du divan pour le regarder dans les yeux. «Tu sais pertinemment que tes trucs sont dans le couloir je fais tout le temps ça quand j’en ai marre de ton putain de bordel. » J’avais un gout amer en bouche tant il me dégoutait. Tant ce sourire sur son visage ne me donnait qu’un tiraillement entre lui cracher au visage et lui foutre une gifle. «Et fuck, j’en ai marre que toi tu te permettes de faire comme si tu étais roi et maitre de cet appartement alors que c’est la semaine des exams et que j’ai besoin de paix pour trois secondes! Si je coule putain Lorcan, c’est de ta faute tu t’en rends compte de ca? T’es pas le seul à vivre ici» Mes ongles étaient enfoncés dans le tissu du divan, il avait été en zone interdite et je ne lui pardonnerai pas si facilement. « Et papa, tout ce qu’il va faire si je rate mon année, c’est me dire que je le déçois encore. Fuck Lo’ , je te l’ai expliquer pourquoi je ne veux pas lui dire pour Rose et moi! Et toi tu te sers de ca comme une menace? T’es juste dégelasse.» J’avais encore dans la gorge, cette boule de peur face à la réaction de mon père si il apprenait que je suis gay. Il avait réagis si fortement avec Lorcan, qu’est-ce que se sera lorsqu’on lui dira que sa fille aussi l’est. «Tu veux vraiment créé un autre de nos fameux drames familiaux, vas y mais tu sais très bien que papa va te rendre la vie dure car il va croire que tu m’as fait virée gay. »
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MessageSujet: Re: Time to pretend [Lorcan]   Lun 27 Juin - 21:29


Une fois ma menace posée, elle me lança la boite de jus, que j’attrapais en vol, avant qu’elle ne m’arrive en pleine tronche. Putain. Elle m’a fait casser ma clope. Fait chier. Je la jette dans le cendrier récemment vidé, elle s’emporta : « Putain Lo’ t’es vraiment le pire salopard du monde. » Réaction inattendue, j’éclatais d’un rire honnête. Elle alla jusqu’au divan pour le faire face alors que je m’adossais sur le comptoir alors qu’elle continuait : «Tu sais pertinemment que tes trucs sont dans le couloir je fais tout le temps ça quand j’en ai marre de ton putain de bordel. » Je continuais de me marrer, puis, entre éclats commentais sa réaction : « Je pensais que, pour une fois tu aurais pu changer… Te montrer un peu plus intelligente… » De nouveau je riais « … Mais j’y tiens vraiment à ce bouquin… » Je faisais le tour du buffet, attrapais un verre, le passais sous le robinet. Alors que je le portais à mes lèvres, elle commença une tirade digne des plus grands dramaturges « Et fuck, j’en ai marre que toi tu te permettes de faire comme si tu étais roi et maitre de cet appartement alors que c’est la semaine des exams et que j’ai besoin de paix pour trois secondes! Si je coule putain Lorcan, c’est de ta faute tu t’en rends compte de ca? T’es pas le seul à vivre ici… Et papa, tout ce qu’il va faire si je rate mon année, c’est me dire que je le déçois encore. Fuck Lo’ , je te l’ai expliquer pourquoi je ne veux pas lui dire pour Rose et moi! Et toi tu te sers de ca comme une menace? T’es juste dégueulasse… Tu veux vraiment créer un autre de nos fameux drames familiaux, vas y mais tu sais très bien que papa va te rendre la vie dure car il va croire que tu m’as fait virée gay. »» Je bus tranquillement en l’écoutant bavasser puis répondais avec un calme olympien qui m’était revenu au moment même où cette intimidation avait naquit en mon esprit. « Si tu coules. Ce sera ta faute Magaly. Ecoute, tu es une étudiante professionnelle okay. Moi voyons… J’ai cours. Je bosse. J’élève ma fille. Et je réussi quand même chacun de mes examens et trouve le temps d’aller faire des photos, des films, d’aller rencontrer des gens, de… de… d’avoir une vie, tout simplement. » Je bus une gorgée d’eau supplémentaire. « Oh est pour ton père… Je crois qu’il a utilisé son flot d’insultes homophobes lorsque j’ai fait mon coming-out, tu ne crains plus rien. Et il ne pourra pas te traiter de garages à… Enfin. Et puis, tu ne ressembles pas vraiment à une lesbienne. Regarde, je ne sais même pas pourquoi il a attendu que je sorte du placard pour m’insulter, ma mère savait que j’étais gay depuis mes trois ans. Tout le monde savait de toute manière. » Je finissais mon verre. « Et puis. Maintenant, il n’a plus à craindre pour quelconque descendance, sauf si Kaya devient gay à son tour… Ce qui ferait de nous une famille vraiment particulière car presqu’automatiquement attirée par le même sexe… » Ma voix se perdit. Je m’éloigne, jusqu’à ouvrir la porte d’entrée pour récupérer mes affaires. Lorsque je reviens dans la salle où nous vivons en commun. Je crois que je n’ai jamais autant parlé en une seule fois, c’est hallucinant. Certes, je suis d’un naturel plutôt bavard, mais autant que ça ? Je poursuis, d’une voix ne faisant aucune place qu’en a douter que je me moquais ouvertement d’elle, encore une fois : « En tout cas, tu as raison sur le fait que ce soit toujours moi qui doive mettre de l’ambiance dans la famille… C’est fatiguant à la fin… » Je prenais une voix de grand-mère «… Oh mon Dieu, tu sais, l’Ecossais anglais est gay… », Puis une autre «… Oh mon Dieu, l’Ecossais anglais gay a un gamin… » J’haussais les épaules. J’ai toujours entendu parler sur moi, peut-être que ça ne me ferait pas de mal ! Quoique, étant donné que j’étais un des sujets préférés des commères voisines de ma mère, cela ne m’étonnerait que guère que tout me retombe dessus, encore une fois… Je détestais ces deux harpies, deux sœurs jumelles qui parlaient tout le temps sur tout le monde et que même les chats fuyaient. Elles allaient probablement mourir vierge dans peu de temps et cela ne m’étonnait pas, qui pourrait supporter ne serait-ce que l’une d’elle plus de cinq minutes ? Surement pas moi ! Et elles perdaient la boule qui plus est, elles m’avaient déjà raconté des potins sur moi-même. Je m’étais d’ailleurs demandé comment elles savaient que c’était moi qui avait piqué telle ou telle bagnole. Elles ne sortaient que très rarement. Ou alors avaient-elles mis la ville sous caméras. Je grimaçais rapidement en pensant à ces deux siamois. Qui sait, peut-être était-ce d’elles que c’était inspiré l’écrivain des ‘Gossip Girl’. Je tourne la tête vers ma maudite demi-sœur et me mords la lèvre inférieure en constatant ses yeux humides et le trait brillant qui s’échappe d’un de ses yeux. Merde. Je m’avance vers elle. « Magaly… » Pas de réaction. Je me penche vers elle, la prend dans les bras. « Hey. Maggie… T’en fais pas va… J’lui dirais rien. » Et merde. Elle a encore gagné ! « Hey… Arrête de pleurer s’il te plait. » Ma voix se fait plus douce, bien plus habituelle pour quiconque me fréquentant un minimum. « Tout va bien aller, ne t’en fais pas. » Je posais un baiser sur son front pour la réconforter quelque peu, tout en commençant à la bercer doucement.

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MessageSujet: Re: Time to pretend [Lorcan]   Mar 28 Juin - 1:06


« Si tu coules. Ce sera ta faute Magaly. Ecoute, tu es une étudiante professionnelle okay. Moi voyons… J’ai cours. Je bosse. J’élève ma fille. Et je réussi quand même chacun de mes examens et trouve le temps d’aller faire des photos, des films, d’aller rencontrer des gens, de… de… d’avoir une vie, tout simplement. » Je serrai la mâchoire, blessée. Ce n’était pas la première fois dans cet appartement que Lorcan me montrait sa supériorité intellectuelle. Je m’étais toujours trouver stupide en sa compagnie. Ce pourquoi j’étais devenue de ces étudiantes totalement cinglé avec les études, se privant de tout pour avoir la meilleure note. Certes, tout cela finissait par être récompensé puisque j’avais au final accès à un stage de rêve cet été au département des homicides de San Fransisco, mais j’avais bossée comme une folle pour avoir ces résultats. Alors oui, j’enrageais à voir Lorcan faire ses analyses de cinéma en une nuit et avoir de meilleurs résultats que si j’aurais passé un mois à faire la même analyse. Et oui ça m’enrageait. Je m’enrageais. Je me dégoutais. Papa avait raison d’être constamment déçus et de me mettre autant de pression dans l’école. Avoir un fils comme Lorcan le rendait sans doute plus fière que tout ce que je pourrais accomplir. Alors mon frère, c’était ça ton plan? Transformé une petite vengeance comme nous nous faisions si souvent en une séance de torture mentale comme toi seul savait faire. Après me faire subir cette peur qui me terrifiais et me tétanisais de tout devoir dire à mon père tu me rappelle combien stupide j’étais. Combien sotte je devais être et tout ce que je sacrifiais de ma vie pour pouvoir n’avoir qu’un bravo d’un père désappointé du manque d’intelligence de sa fille unique.« Oh est pour ton père… Je crois qu’il a utilisé son flot d’insultes homophobes lorsque j’ai fait mon coming-out, tu ne crains plus rien. Et il ne pourra pas te traiter de garages à… Enfin. Et puis, tu ne ressembles pas vraiment à une lesbienne. Regarde, je ne sais même pas pourquoi il a attendu que je sorte du placard pour m’insulter, ma mère savait que j’étais gay depuis mes trois ans. Tout le monde savait de toute manière. » Je l’avais défendue! Mais moi je l’avais fait! Pourquoi il me disait ca? Pour me faire encore plus peur, pour m’incrusté dans la tête les mots injustement horrible que mon père lui a donné. Et maintenant, il me dit que je n’ai pas a m’en faire? Il se fait victime. Putain, j’étais à bout? Ne savait-il pas comment j’étais terrifié de cette possibilité qu’il l’apprenne et qu’il me renie. Je savais que mon père capable de faire ça. Après un manque d’intelligence, une incapacité de descendance? La honte que j’étais. « Et puis. Maintenant, il n’a plus à craindre pour quelconque descendance, sauf si Kaya devient gay à son tour… Ce qui ferait de nous une famille vraiment particulière car presqu’automatiquement attirée par le même sexe… » Je ne relevai pas, totalement terrifié de l’idée que mon père apprennent pour Roskana et moi. « En tout cas, tu as raison sur le fait que ce soit toujours moi qui doive mettre de l’ambiance dans la famille… C’est fatiguant à la fin…… Oh mon Dieu, tu sais, l’Ecossais anglais est gay… Oh mon Dieu, l’Ecossais anglais gay a un gamin… » Kaya ne devait pas savoir. Oh putain j’étais dans la merde. Lorcan pourquoi tu me faisais ça? Tu sais bien que j’allais repayer ton livre. Je me sentais nulle. Nulle, stupide et une vraie honte pour la famille.

«Papa, je t’en pris arrête. Rose est gay.» Mon père baissa son journal et moi je mis une main devant ma bouche. J’en avait marre que mon père demande toujours quand Roskana allait se trouver un copain. Depuis que j’étais avec Douggie, c’était devenu une obsession chez mon père. «oh…» Je regardai mon père, amèrement déçue. «oh? » Il me regarda, je ne pliai pas le regard. Dans ses yeux je lisais toutes les pensés haineuses qu’il ne voulait pas me dire. «C’est bien.» Il releva son journal et moi, insultée je quittai le salon. J’allai toquer à la porte de la chambre de mon demi-frère, bouillante d’amertume pour mon père. J’avais besoin de parler. De parler de mon indignation, pour effacer les doutes qui montaient encore en moi. Me calmer. Me changer les idées. Au moins Rose n’avait pas vu ça, elle aurait été vachement blessée. Lorcan ouvrit la porte de sa chambre. «Je te paie une glace, on va faire un tour?»

Je ne le vis pas partir ni se perdre dans ses pensée. J’avais peur. Simplement. Et Lorcan avait raison. J’allais échouée mon année. Et tout était de ma faute. J’étais trop stupide et incapable de faire quoi que se soit pour croire que la criminologie était pour moi. Je devrais retourner à New-York et faire un stage en éducation à l’enfance. Comme papa voulait. Je fermai les yeux, trop orgueilleuse pour m’effondrer sur le sol. Ma colère de ce matin c’était estompé. Puisqu’au fond je m’étais défouler sur mon frère car je me trouvais incompétente et décevante. Putain. Je voulais Rose. J’avais besoin qu’elle soit là, qu’elle me tienne dans ses bras et me fasse croire que j’étais un peu importante à quelque part. Pour quelqu’un. Que ma vie valait la peine d’être vécue un peu…« Magaly… » De plus en plus encrée dans ma catatonique douleur de vivre, je ne réagis pas. Trop mal. Et je blâmai mon orgueil de laissai tomber cette larme que je retenais depuis cette menace. Cette larme qui fut suivit par des dizaines d’autres. « Hey. Maggie… T’en fais pas va… J’lui dirais rien. » J’éclatai en sanglot dans les bras de mon demi-frère. M’agrippant, terrifiée. M’agrippant a son bras comme une noyée à sa veste de sauvetage. Lorcan était devenue l’espace d’une seconde la bouée de ma noyade intellectuelle. « Hey… Arrête de pleurer s’il te plait. » Je n’entendais que les insultes de mon père et le poids de mon examen de demain me tomba sur les épaules. J’étais terrifiée. « Tout va bien aller, ne t’en fais pas. » Faux. Tout irait mal. Mais merci Lorcan de me faire croire un peu au bonheur. On va se faire un chocolat et écouter un de tes films pourris? Tu me donne un autre calin avant? Merci mon frère, au fond je t’aime bien tu sais…



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