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 « Cet éternel besoin de fabriquer des héros. » ★ Evy&Adonìs

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MessageSujet: « Cet éternel besoin de fabriquer des héros. » ★ Evy&Adonìs   Mar 24 Mai - 21:15



C'était encore l'une de ces atroces journées où l'étouffante chaleur avait emprisonné San Francisco toute entière dans ses impitoyables griffes ; et comme si cela ne suffisait pas, aujourd'hui comme cela m'arrivait parfois, j'étais en retard. Jetant un dernier coup d’œil à mon téléphone portable – qui m'indiquait sept heures cinquante-neuf et trois messages non lus – je m'allumais tranquillement une cigarette, dévalant les escaliers de l'immeuble pour finalement me retrouver dans la rue. J'avais précisément … une minute pour arriver au boulot. Enfin, « boulot » était un bien grand mot, n'est-ce pas, puisque je pourrais bien m'en passer, je n'ai pas besoin d'argent. Seulement j'aime réellement ce que je fais, organiser des concerts, rencontrer des artistes, connaître du monde, sans pour autant chercher à me faire ma place, c'était parfait pour moi. En particulier lorsqu'il s'agissait de rencontrer de jolies chanteuses, là, je ne disais jamais non. Cependant, la matinée n'allait pas vraiment se passer comme je l'avais prédite ; elle s'annonçait pourtant d'une rassurante banalité – les nuits étaient toujours plus surprenantes que les débuts de journée -, mais c'était sans compter sur ce qui attendait les voyageurs des transports en commun, à une heure si matinale.
La chaleur était étouffante, terminant et écrasant ma cigarette par terre, je redoutais déjà de devoir monter dans le tramway qui serait certainement bondé de travailleurs, ouvriers, cadres, et gens importants qui seraient déjà en retard à leur travail. Pourquoi arriver en avance quand on peut arriver à l'heure, je vous le demande ? Et comme si le destin m'eut forcé à prendre cette branche de tramway, à cet endroit précis, à cette heure-là, je tombais nez à nez avec une personne que je n'aurais jamais imaginé croisé. À peine eus-je le temps de m'engouffrer tandis que les deux portes battantes venaient de s'ouvrir que mes prunelles croisèrent directement celles de – nulle autre que – Euphrasie. Une petite moue surprise se dessina sur mes lèvres ; j'avais toujours un peu de honte et de … comment appelle-t-on ça, déjà ? Ah oui, de timidité, à devoir me retrouver devant elle, parce qu'à chaque fois nos échanges n'étaient pas des plus courtois. Ou justement si, ils étaient un peu trop formels et nous n'avions plus de réelle discussion. Je ne vous cache pas qu'en réalité, tout ceci est de ma faute. Nous étions heureux, vraiment, oh ça oui, nous l'étions. Mais comme beaucoup de personnes me l'ont fait comprendre, j'ai merdé. J'ai foiré, j'ai tout gâché. Je suis parti du jour au lendemain sans lui laisser une seule excuse, une seule lettre. Pas même un mot sur la table de sa cuisine, pas un post-it furtivement rédigé abandonné sur la porte du frigidaire, rien. Alors maintenant, comme à chaque fois que je me retrouvais face à elle, les mots avaient toujours du mal à sortir.

« Evy ! Tu as l'air en forme.. », dis-je simplement, ne trouvant pas d'autres mots pour le moment. Au fin fond de moi, je ne savais pas ce que j'espérais. Soit qu'elle trouve quelque chose de plus intelligent que moi à dire, soit qu'elle tourne la tête, s'en aille au fond du tramway – difficile vu comme nous étions tous collés les uns aux autres – et qu'elle fasse comme si elle ne me connaissait pas. Son silence me serait trop douloureux, si vous voulez mon avis. Tout en elle m'inspirait la musique, notre histoire de couple avait été une chanson. Et comme toutes les chansons, elle avait connu une fin. Un accord final, que j'avais signé malgré elle. Des notes qui restaient sensiblement amères pour elle comme pour moi, mais je m'efforçais de ne rien laisser transparaître parce que dans le fond Euphrasie était une personne que j'aimais beaucoup, un caractère bien à elle et un physique à en couper les ailes d'un ange. Elle incarnait parfaitement l'objet de la damnation, alors pourquoi étais-je parti ? Je suis bizarre. Oui, c'est sûrement ça, je suis un tel bordel que même moi j'ai du mal à me comprendre.
Quelques personnes montèrent derrière moi, et soudainement je reçus un léger coup dans le dos, la population s'entassait au possible dans ce moyen de transport. Je n'appréciais pas particulièrement ce contact un peu trop rapproché avec les gens, mais disons que le matin passait encore, car les gens sortaient de leur douche, venaient de se mettre du parfum, etc... Autant vous dire qu'à dix-huit ou dix-neuf heures ce soir, toutes ces effluves me deviendraient rapidement insupportables. Et dans ce mouvement de foule, malgré ma propre volonté, je fus légèrement propulsé contre mon ex copine, mon torse se retrouvant malencontreusement collé contre son buste, contact qui allait – j'en étais persuadé – la gêner, ce que je ne voulais pas. « Désolé. », m'excusais-je poliment.

PS : C'est un peu plat pour le moment mais j'ai des idées pour la suite *-*


Dernière édition par Adonìs Perçy-M.W. Wood le Ven 27 Mai - 23:25, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: « Cet éternel besoin de fabriquer des héros. » ★ Evy&Adonìs   Jeu 26 Mai - 16:27


Certains disent que les peines d'amour durent toute une vie. D'autres disent qu'après quelques carreaux de chocolat et de nouvelles conquêtes passagères, tout s'oublie facilement en très peu de temps, comme s'effacent sur les tableaux noirs de l'école les erreurs à la craie des élèves. Ces personnes qui disent que rien n'est plus éphémère qu'un chagrin d'amour n'ont pour sûr jamais connu l'amour, le vrai. Il n'est pourtant pas nécessaire d'avoir connu un amour réciproque; avoir été amoureux au moins une fois suffit à vous convaincre qu'un chagrin d'amour ne sera jamais quelque chose que l'on peut effacer avec le temps, au contraire, une peine de coeur est telle une marque sur notre coeur, sur notre conscience, sur nos sentiments, sur nous; une marque au fer à brûler, qui si elle parvient à ne devenir qu'une cicatrice avec le temps, restera toujours. Comme une cicatrice, elle peut se rouvrir aisément, face à quelque circonstance. Dans les films, dans les livres, dans les poèmes, au théâtre, dans la vie on peut trouver des lignes et des lignes, des phrases et des phrases à propos de ces chagrins d'amour, on peut être portés par la lecture d'une pièce racontant l'histoire de deux amants séparés, traversant une peine de coeur, tout comme on peut pleurer en regarder un coeur se déchirer sur un écran de cinéma. Mais, tous ces sentiments qu'on dit avoir ressenti au travers de ces livres et de ces films ne sont rien d'autre que des aperçus d'un mal encore plus grand et plus destructeur.
Voudriez-vous imaginez la douleur dans laquelle une certaine personne a laissé une autre que jamais, au grand jamais, vous ne pourriez. Vouloir imaginez ce que les autres ressentent, dans une circonstance telle que celle-ci est quelque chose d'idiot. Ne dîtes jamais que vous comprenez. Ne dîtes jamais que vous imaginez. Ne dîtes jamais non plus, que vous êtes désolés. Tendez vos bras, prenez-la dans vos bras et dîtes lui que tout va aller mieux, même si l'un comme l'autre vous savez que ce n'est pas le cas, ou que du moins cela ne se fera pas du jour au lendemain ou d'un claquement de doigt.

Euphrasie n'avait rien oublié de la manière dont Adonìs l'avait quittée, elle n'avait pas non plus oublié cette cicatrice qu'il lui avait laissé, cette sensation de vide, de regret, de mélancolie, de tristesse, ce pincement qui la prenait au coeur lorsqu'elle pensait à lui, ou lorsque quelqu'un lui parlait de lui. Elle n'avait rien oublié mais s'était pourtant juré, au fil des jours et des nuits passés seule à se lamenter et à pleurer sur quelque chose, de l'oublier, lui, le seul. De l'oublier mais de garder les souvenirs, car nos souvenirs sont nos plus beaux trésors.
Aussi, lorsque ce matin Euphrasie s'était levée et avait quitté son appartement, c'est sans avoir pensé une seconde à son ancien petit-ami. Oui, certes, il y a avait toujours au fond d'elle-même, cette partie consciente qui ne cessait de penser à son premier et seul véritable amour, mais cette fraction d'elle restait quasiment invisible, comme si elle y était finalement anesthésiée, seulement un temps cependant. Préoccupée par ses soucis de travail et les nombreux dossiers qu'elle avait à remplir le jour-même ainsi que les clients qu'elle devait appeler pour confirmer ou annuler des rendez-vous, Evy s'engouffra dans le premier wagon de tramway étant à sa portée, sans se soucier du nombre de personnes pourtant considérable qui s'entassaient dans ce wagon ci. Trop compressée pour penser à autre chose qu'à son planning pour la journée complète, elle laissait ses yeux vagabonder à droite ou à gauche, sans vraiment voir les visages vers lesquels ses prunelles chocolats se dirigeaient.

Pourtant elle aurait dû. Car une fois les portes refermées, après elle et de nombreux autres passagers, ses yeux rencontrèrent une autre paire d'yeux, qu'elle ne connaissait que trop par coeur pour s'être perdue par amour dans ces prunelles-là, qu'elle regardait sans savoir vraiment que faire. Elle voulait tant que par son regard et par son expression Adonìs comprit tout le mal qu'il lui avait fait et toute la haine qu'elle ressentait pour lui en cet instant. Car, est-il vraiment possible qu'un homme délaisse tout du jour au lendemain sans même une explication? Elle était bête, puisque oui, chaque homme sur terre, excepté peut-être quelque-uns, est capable de tant. C'est une triste réalité qu'Euphrasie a du affronter, et tous les sentiments contradictoires qu'elle éprouvait à ce propos n'étaient la faute que d'une seule personne sur six milliards et demi. Une seule, et c'était la même personne à qui appartenaient les yeux qu'elle ne quittait pas du regard. Un instant, Euphrasie espéra qu'Adonìs avait compris son regard et avait ressenti les sentiments qu'elle voulait faire échapper d'elle-même car, pendant une fraction de seconde, elle sentit le doute dans son regard. Une seule fraction de seconde, une seule. Mais pour une personne qui avait à un moment de sa vie perdu tout ce qu'elle avait d'un jour à l'autre, une fraction de seconde de doute dans le regard du tyran était telle une victoire. La plus belle qu'Evy n'ait jamais eu jusqu'à présent si elle rangeait de côté ses rêves meurtriers au goût de larmes salées.
Enfin, il ouvrit sa fine bouche, bouche qu'elle avait tant aimé et encore, elle se sentit tomber. Elle n'en fit rien sentir cependant, et lorsque le doux son de sa voix parvint à son oreille, elle voulu rire. Elle avait l'air en forme? Pardon? Plaisantait-il ou.. ? Euphrasie voulut rire oui; ce fut sa première réaction mentale. La seconde fut l'envie des plus tentantes, des plus violentes de lui jeter tous ses lourds dossiers au visage, juste histoire de le réveiller de son rêve ou tout le monde avait l'air en forme. Hésitant encore à lui répondre ou non, Evy n'eut pas le loisir d'y penser trop longtemps car le flot de personnes dans lequel elle essayait tant bien que mal de se garder un peu d'espace vital se densifia et soudain, son ancien petit-ami se retrouva torse contre buste avec elle, sourire gêné aux lèvres accompagné d'un petit désolé, comme s'il n'y était pour rien. C'était certes le cas, il n'avait rien fait pour se retrouver propulsé auprès d'elle, plus proche qu'elle n'aurait jamais voulu qu'il ne le soit, mais pourtant Euphrasie le jugeait responsable de tout ça, sachant que sa rancune y était pour beaucoup. Alors, prenant son courage à deux mains, elle ouvrit la bouche et lâcha un mince « je survivrais, t'inquiète pas, j'ai connu pire » , dans lequel elle plaça toute sa haine, sa tristesse, tous ses regrets, toute sa mélancolie et tout le vide qu'elle ressentait. C'était mince oui, mais après tant de temps, tant de jours, était-ce vraiment à elle de faire la conversation, de donner des explications qui auraient dues être données il y a des mois de cela? Alors elle laissa filer, se persuadant que dans cinq arrêts, le fantôme revenu tout droit de ses cauchemars ne serait plus qu'un lointain souvenir, et qu'il aurait encore une fois disparu sans donner la moindre explication, ni le pourquoi, ni le comment.





HJ ; super pour les idées, et post un brin long -ou pas - mais j'avais besoin de mettre à plat la plupart des sentiments d'Evy donc voilà I love you

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: « Cet éternel besoin de fabriquer des héros. » ★ Evy&Adonìs   Jeu 26 Mai - 18:32



Ne venez pas me dire que je suis un cœur de pierre, ne venez pas me dire que je ne suis qu'un monstre, ne venez pas me dire toutes ces choses que vous ignorez en réalité sur moi. Ne venez pas me dire que je n'éprouvais rien pour elle. Euphrasie a toujours été tout ce que j'ai toujours voulu, et même si tout ne peut pas toujours bien aller dans un couple, je n'ai toujours vu en elle que ce qui me rendait heureux. Je connaissais ses défauts, et je l'acceptais avec. J'ai toujours tout fait pour que notre histoire soit des plus belles, tant et si bien que je m'y suis perdu moi-même. J'ai paniqué, j'ai pris peur, j'ai réalisé que ma jeunesse s'essoufflait et que je ne méritais pas qu'elle m'accorde plus de temps qu'elle ne m'avait déjà donné. Si j'aimais la jeune femme ? Oh ça oui, personne ne peut le nier. Mais peut-être, dans le fond, que je n'étais pas celui qu'il lui fallait, même si elle m'a aimé, même si nous avons passé des instants magiques.
Et je savais aussi qu'elle n'avait pas bien vécu notre rupture. Ou plutôt devrions-nous parler dans ce cas d'abandon, car ce n'était ni plus ni moins ce qui s'était produit. J'étais parti, je l'avais laissée. J'en venais à repenser à tout ça, parfois, et je me rendais compte que cette femme avait vaincu sa pudeur jusqu'à me manifester son amour, et qu'en retour je n'avais trouvé d'autre réponse que la fuite, aussi lâche eus-je été. Ne dîtes pas que je n'ai pas de regrets, ne dites pas que je ne me suis pas imaginé comment elle allait, ne dites pas que je n'ai pas voulu prendre de ses nouvelles. Combien de fois avais-je pris mon téléphone, composé son numéro, sans trouver la force d'appuyer sur la touche d'appel ? J'aurais pu me dérober en excuses absurdes et raffinées, mais comment expliquer la raison de mon départ ?

À présent, je me tenais en face d'elle, et aucun mot d'excuses par rapport à mon agissement ne sortit d'entre mes lèvres. Je n'étais pas là pour ça, c'était en aucun cas l'endroit, et de toute façon je ne saurais par où commencer. À première vue, on pourrait croire que j'étais le méchant, dans l'histoire – bon, certes, je n'étais pas non plus tout blanc – parce que je paraissais indifférent ou même étranger à tout ça. Mais c'était uniquement parce que je n'étais pas l'une de ces personnes qui montraient leurs sentiments à tout-va, et encore moins qui parlaient de vie privée dans un tramway, là où toutes les oreilles étaient inconsciemment portées sur les deux seuls citoyens qui se connaissaient et entretenaient une conversation. J'aurais pu lui demander comment elle allait, mais je savais qu'elle ne prendrait pas – ou plus – la peine de me dire la vérité, et je ne tenais pas à rentrer dans ce genre de formalités banales qui n'augmenteraient que le fossé trivial qui s'était creusé depuis que nous n'étions plus ensemble. Mais de toute évidence, et c'était palpable, elle avait toujours cette rupture amère, étant donné la froideur de son comportement avec moi. Comment pourrais-je le lui reprocher, de toute manière ? Je ne comprendrais que trop bien qu'elle décida de me haïr. Parce que la haine était une alternative bien plus simple que le pardon, et elle forgeait dans la guérison un caractère bien plus fort.

« Je survivrai, t'inquiète pas, j'ai connu pire. », me rétorqua Euphrasie pour toute réponse tandis que nos deux corps venaient d'entrer en une « collision » involontaire. Je sentais dans cette réponse tous les sentiments néfastes qu'elle avait nourri à mon égard tout ce temps, mais je ne répliquais pas.
Un craquement sonore se fit entendre à quelques places de nous, et les portes s'ouvrirent à un nouvel arrêt. Et c'est là que vous vous dites que ce genre de scènes n'arrivent que dans les films. Et pourtant, non, je n'étais pas en train de rêver, un homme venait de pénétrer dans le wagon, une arme dissimulée discrètement – mais pas encore assez pour que je ne la remarque pas – dans sa main, qu'il avait elle-même enfouie dans le pan de sa veste. Mes yeux s'écarquillèrent, mais je fis mine de ne rien avoir vu, espérant qu'il ne ferait pas de bêtise, ce dont je doutais fortement. Je me tournais discrètement vers Euphrasie, feignant d'être plongé dans une discrétion à voix basse avec elle. Et plongeant mes yeux dans les siens, je dis tout bas pour ne pas l'alarmer.
« Evy. Je vais te dire quelque chose, promets-moi de ne pas te faire trop remarquer après ça, d'accord ? », lui intimais-je d'une voix toute basse, afin que les personnes autour de nous ne nous entendent pas. « L'homme qui vient de monter... Il est armé. », dis-je, me rapprochant légèrement d'elle pour ne faire de ma voix qu'un souffle, en dardant mes prunelles dans les siennes, un regard fixe et captivant, et je lui laissais le loisir de regarder par-dessus mon épaule l'étrange spécimen armé et qui de toute évidence n'était pas pâmé de bonnes intentions auquel je tournais le dos.

PS : Si quelque chose ne te convient pas, dis-moi et je changerai. Je pense que tu ne t'attendais pas vraiment à ça, j'espère ne pas te décevoir. En tout cas j'ai adoré ton post I love you
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MessageSujet: Re: « Cet éternel besoin de fabriquer des héros. » ★ Evy&Adonìs   

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