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 i can't keep up with your turning tables ► pippa & sully

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MessageSujet: i can't keep up with your turning tables ► pippa & sully   Dim 22 Mai - 21:21


Je ne comptais plus depuis combien de temps j'étais dans cette chambre d'hôpital, assis sur ce lit, à attendre que la petite fille ouvre de nouveau les yeux et qu'elle me rassure par un de ces sourires dont elle seule avec le secret. Je tordais mes mains dans tous les sens, les yeux fixés sur le moniteur cardiaque qui émettait ce bip saccadé, seul signe qui montrait qu'elle allait bien. Mais ce n'était pas une preuve pour moi, ce n'était pas la garantie que l'opération s'était bien passée. J'avais juste besoin d'être sûr. Je poussais un long soupir et m'adossais à mon siège. « Qu'est-ce que tu fais encore là ? Tes yeux ne tiennent plus ouverts Sully, rentres chez toi » Pour toute réponse j'émis un grognement de réprobation et ne bougeais pas de mon fauteuil. Vous avez dit têtu ? « Tu as déjà fait ce que tu avais à faire et ce qu'il était possible de faire, tu ne peux plus l'aider maintenant. C'est à elle de faire le reste. Alors fous moi le camp de cette chambre » Je détestais ce genre de situation. C'était toujours horrible d'opérer quelqu'un d'une tumeur au cerveau et de ne pas savoir si la personne va s'en sortir, mais c'est encore pire quand cela concerne une petite fille de cinq ans, qui n'a rien demandé à personne et qui a encore tellement de choses à attendre de la vie. Je ne voulais pas que ça fasse comme le petit Sasha qui était décédé sur ma table d'opération, alors que je pensais que tout c'était bien passé. Dans le cas de Sophie, j'étais venu à bout de la tumeur mais je ne serais vraiment rassuré que quand elle ouvrira les yeux. Sous la pression de mon collègue je fini par me lever. « Tu m'appelles si il y a du nouveau » - « Sans faute. Allez disparais de ma vue grande perche » Je lui adressais un vague sourire, aucunement joyeux, et quittais la chambre, non sans avoir lancé un dernier regard à la petite silhouette allongée dans le lit. Ça avait été une journée particulièrement éprouvante, j'étais plus que fatigué, et pourtant j'avais l'impression que beaucoup de choses restaient encore à faire. Sans doute avais-je cette impression parce que désormais je n'avais plus aucun échappatoire : ma journée était finie et j'allais devoir rentrer à la maison, où m'attendrait certainement Pippa. Je ne savais plus comment réagir avec elle, elle semblait tellement distante depuis qu'elle avait accepté ma demande. Alors que tout avait si bien commencé entre nous... Mais dorénavant j'avais l'impression qu'un fossé infranchissable nous séparait. Je n'avais pas envie de la perdre, oh non loin de là, j'avais toujours été prêt à tout faire pour la rendre heureuse et à faire en sorte que notre couple soit parfait, mais c'était comme si quelque chose s'était brisé. Je laissais échapper un long soupir, espérant tout de même au fond de moi que je me trompais, ou que ce n'était pas aussi grave que je le pensais.

Le soir tombait lentement sur le ciel de San Francisco quand je m'arrêtais pour appeler un taxi, m'engouffrant dedans avant que les premières gouttes de pluie ne me tombe dessus comme un rideau froid et humide. C'est fou comme n'importe quoi pouvait me faire penser à Pippa et à notre première rencontre. Qu'est-ce qui avait bien pu changer pour que ça devienne ainsi entre nous ? Qu'avais-je fait ou dit de travers ? Si seulement je le savais... « Monsieur ? On est arrivé » Je levais vaguement les yeux vers le chauffeur et vis en effet que l'on était arrêté devant le porche de l'immeuble, je le payais rapidement et sorti de la voiture, me protégeant de la pluie comme je pouvais. Je pensais qu'à cette heure ci Pippa serait déjà rentrée, elle arrivait souvent avant moi, mais pas ce soir là. Elle avait sans doute était retenue quelque part, ou avec quelqu'un, peut-être un client. Ou moins j’espérais que c'était un client. Je déposais rapidement mes affaires dans le vestibule, me mettait à l'aise et parcourais un moment l'appartement de long en large, Peter Pan, notre chien, ne tarda d'ailleurs pas à me sauter dessus, visiblement content d'avoir enfin un peu de compagnie. Je le grattais gentillement entre les oreilles, un sourire idiot sur le visage. « Alors elle n'est pas encore rentrée ta maîtresse ? » Il me regarda comme si il comprenait ce que je venais de lui dire puis il parti en trottinant vers le salon, retournant se coucher dans son panier. Voyant l'heure tourner je décidais de me mettre à la cuisine, histoire de passer un peu mes nerfs et de penser à autre chose suite à cette longue et dure journée. Je n'avais rien d'un grand chef cuistot mais faire la cuisine me détendait et me vidait la tête. Je sorti alors les ingrédients dont j'avais besoin pour préparer les lasagnes que Pippa aimait tant. D'ailleurs en parlant d'elle, des bruits de talons résonnèrent bientôt dans la cage d'escalier ; et sans crier gare, une boule se forma lentement dans mon ventre, me faisant sortir une sorte d'appréhension. Me demandant sans doute de quoi cette nouvelle soirée serait faite. Peter aboya légèrement et se planta devant la porte.


Dernière édition par Sullivan J. Eastwood le Dim 29 Mai - 20:06, édité 2 fois
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Pippa Lou D. Mckenzie
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MessageSujet: Re: i can't keep up with your turning tables ► pippa & sully   Mar 24 Mai - 23:27

Un trou béant. Le vide partout, aucune lumière visible uniquement le noir total. Un fossé c’était crée entre nous depuis sa demande en mariage et depuis je ne cessais de me dire qu’au fond, cela était peut-être une bêtise, peut-être que je n’étais pas prête à marier quelqu’un, à m’installer avec la même personne pour toujours et avoir une famille. Peut-être qu’au fond, j’avais besoin encore de liberté, de profiter de ma vingtaine. J’étais âgée encore de vingt-quatre ans, j’avais peut-être besoin de me concentrer sur ma carrière d’avocate et après penser à moi. Tout cela c’était passé tellement vite que sur le moment, j’avais répondu par l’affirmatif, je l’aimais non, je l’adorais réellement Sullivan. Je pensais vraiment que c’était l’homme de ma vie, seulement que j’aimerais toujours uniquement en le regardant. Celui qui lorsque je serais vieille, réussira à me faire rire et à me convaincre que malgré des centaines de ride, je reste belle. Je pensais aussi que Sully allait être le seul à me faire des papillons dans le ventre, peut-être qu’au fond, tout cela était juste un amour passager. Non ! Penser à ça me donnait la nausée, juste à imaginer quitter Sully me rendait malade et le voir au bras d’une autre fille que moi, embrasser une autre fille ou même penser à quelqu’un d’autre que moi me rendait verte de jalousie. Forcément, quelque chose n’allait pas chez moi. J’aimais toujours Sullivan de tout mon cœur cependant j’étais toujours très distante envers lui et je le sais qu’il se doute de quelque chose pourtant je ne veux pas lui faire de mal ni même briser son cœur. Cela me déchirait en deux, entièrement. Soupirant, je regardais l’heure sur le cadran qui était sur la commode du côté de mon fiancé, celui-ci encore couché. Six heures et demie. Depuis une trentaine de minutes, je n’arrivais plus à dormir pourtant habituellement, j’arrivais à faire mes huit heures de sommeil sans problème, seulement cette journée-là, c’était totalement le contraire. La crainte, l’angoisse et la panique habitait mon estomac et il était noué depuis six heures ce matin. J’avais peur mais peur de quoi ? Je l’ignorais totalement. D’un simple geste de main, je repoussais la couette et me levais lentement du lit pour ne pas être prise de vertige. J’allais à la salle de bain et contemplais mon visage dans le miroir. Pour aucune raison, je secouais la tête ainsi que mes cheveux ensuite j’allais dans la cuisine me préparer un verre de jus d’orange. N’étant pas tellement café dans un sens. Me positionnant devant la fenêtre, je contemplais San Francisco, songeuse dans un sens. J’allais déposer mon verre de jus d’orange dans l’évier et alla prendre un bain jusqu’à sept heure et quinze. J’allais devoir partir de l’appartement dans très peu de temps. J’enfilais une jupe taille haute, un chemisier blanc ainsi qu’un blazer noir et j’agençais le tout à une paire d’escarpins noir à talons.

Une journée entière au boulot m’épuisait, alors je devais absolument trouver par tous les moyens possibles une manière de me détendre. J’embarquais dans ma voiture et conduisit jusqu’à chez moi. Il devait être dix-sept heure trente lorsque je garais celle-ci. Appuyant sur le bouton de l’ascenseur, j’entrais dans celle-ci quelques instants plus tard et celle-ci me monta à l’étage où se trouvait mon appartement après que j’ai appuyée sur le bouton numéro neuf. J’arrivais enfin à l’étage désiré et commençait à marcher en direction de mon appartement, j’entendais les jappements de mon chien Peter Pan à travers la porte uniquement à ça, je souriais. J’entrais dans l’appartement et souri au chien. « Bonjour toi ! » dis-je en celui-ci en l’embrassant sur la nuque. J’enlevais mon blazer et l’accrochais dans l’armoire à manteau pour ensuite déposer ma sacoche sur la table ainsi que les deux dossiers que j’avais apportée avec moi. Une odeur se fit sentir dans l’appartement. Sullivan était là. Je pensais être seule, je pensais. J’allais dans la cuisine tout en faisant du bruit avec mes escarpins. « T’es là depuis combien de temps ? » demandais-je à celui-ci en déposant un baiser sur sa joue. Pour ensuite, me retourner et ouvrir le frigidaire à la recherche de quelque chose pour m'hydrater la gorge. Je me penchais un peu plus et tentais de prendre une bouteille d'eau au fond.


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MessageSujet: Re: i can't keep up with your turning tables ► pippa & sully   Mer 25 Mai - 19:34



❝ i close my eyes i look away, that’s just because I’m not okay ❞
Ça avait pourtant bien commencé, Pippa et moi, nous avions l'air sur la même longueur d'ondes, à compléter les phrases de l'autre, passionnés par les mêmes choses et faisant cas des mêmes envies... Alors je ne parvenais pas à comprendre comment nous avions pu arriver dans ce néant, dans cette impasse, où les murs semblaient se refermer davantage sur nous jour après jour. A mes yeux nous étions presque le couple idéal, je savais que je n'étais pas parfait, qu'elle n'était pas parfaite, mais nous nous accordions et nous supportions quoi qu'il se passe. Ainsi je ne comprenais pas comment ça avait pu déraper aussi rapidement, comment notre belle histoire avait pu prendre ce détour tellement inattendu, comme nous avions pu nous éloigner l'un de l'autre de cette façon, comme si de rien n'était malgré tout. J'étais tellement heureux de l'avoir rencontré, tellement heureux de l'avoir auprès de moi jour après jour, de partager une existence avec elle, et surtout, j'étais envahi par une telle euphorie quand je me disais qu'un jour elle sera officiellement ma femme. Et pourtant aujourd'hui je me surprend même à me demander si cela va bel et bien arriver, si je n'ai pas tout inventé. J'ai envie de m'accrocher au présent et de profiter encore de ce que j'ai comme si ce jour était le dernier. Mais certaine nuit je ne peux m'empêcher d'avoir peur, de me réveiller en sursaut et de vérifier que Pippa est toujours allongée à côté de moi. A croire que ce qui me terrifie le plus aujourd'hui c'est d'imaginer qu'elle puisse me quitter un jour, qu'elle m'annonce que c'est fini et qu'elle me rende ma bague. Car je me suis très rapidement rendu compte que la plus grande phobie que je pouvais avoir à ce jour, c'était que la femme de ma vie se détourne de moi et qu'elle me claque la porte au nez. Je ne pourrais jamais le supporter. J'avais placé tellement d'espoir en elle et en nous, j'avais tellement de projets en tête, et plus que tout je voulais tellement fonder une famille avec elle. Une famille à moi, unie, qui remplace celle que j'avais perdu lorsque je n'étais qu'un gamin. Je pensais que seule Pippa pouvait m'offrir ce que j'attendais de la vie, mais peut-être m'étais-je trompé... Pouvais-je seulement le savoir puisqu'elle se montrait de plus en plus distante et qu'elle n'avait jamais abordé le sujet de ses sentiments avec moi ? J'ignorais totalement ce qui pouvait se passer dans sa tête, les questions qu'elle se posait et les réponses qui s'imposaient à elle, j'ignorais ce qu'elle ressentait vraiment pour moi et ce que je représentais pour elle. La seule chose que je savais, la seule chose dont j'étais sûr, c'était qu'elle se montrait particulièrement distante avec moi, comme jamais elle ne l'avait été, et cela ne pouvait rien apporter de bon.

J'aurais voulut lui demander ce qui n'allait pas, j'aurais voulut la pousser à me parler de ce qu'elle avait sur le coeur, de ce qui la gênait et l'empêchait d'être pleinement heureuse avec moi. Mais je n'osais pas. Je n'osais pas lui demander franchement ce qu'elle avait et pourquoi elle agissait comme ça ; je ne voulais pas la brusquer et encore moins lui donner une raison de plus de mettre une barrière entre nous. Mais je voulais au moins qu'elle me rassure, qu'elle me dise de vive voix ce que ne va pas et qu'elle m'aide à y voir plus clair. Car pour le moment j'étais dans le noir le plus complet, j'avais l'impression de ne plus rien contrôler et je détestais ce genre de sentiment. Je voulais juste comprendre ce qui avait bien pu se passer entre nous, mais elle ne semblait pas prête à me faire part de ses pensées, quand bien même elles me concernaient au plus haut point. Peut-être qu'elle aussi ne savait pas ce qu'elle devait faire ni sur quel pied danser. N'importe quoi pouvait vraiment nous arriver en ce moment. Et ce n'était pas pour me rassurer. Mon coeur s'emballa quand je l'entendis arriver sur le pallier et le fait qu'elle traine dans la maison loin de moi, ignorant sans doute que j'étais là, ne fit qu'accentuer ma nervosité. A travers le mur de la cuisine je l'entendis parler gentillement à Peter, déposer ses affaires au quatre coins de l'appartement comme elle en avait l'habitude. Puis finalement sa silhouette se dessina dans l'embrasure de la porte, elle avait l'air effectivement surprise de me voir. « T’es là depuis combien de temps ? » Elle déposa un rapide baiser sur ma joue, qui me fit davantage l'effet d'un salut amical et me laissa presque de marbre, et se redressa pour aller fouiller dans le frigo, ressortant avec une bouteille d'eau à la main. Je jetais un rapide coup d’œil à la pendule suspendu au-dessus de moi. « Depuis dix petites minutes » Dis-je d'un ton presque absent, reportant toute mon attention sur ce que j'étais en train de faire. Il ne fallait pas que je rate ce plat, sinon ça allait me ruiner le moral une bonne fois pour toutes. « Tu as passé une bonne journée ? » Lui demandais-je finalement, lui adressant un petit sourire qui n'avait pourtant rien de très enjoué. J'avais envie de faire comme si de rien n'était, d'agir simplement comme un fiancé normal, mais ce soir je n'en n'avais pas la force, je n'arrivais pas à faire semblant et comme si tout allait bien. Je n'étais pas aussi doué que Pippa à ce jeu là. Je n'avais jamais été doué pour dissimuler mes émotions et je ne le serais sans doute jamais. Je poussais alors un long soupir, laissais tomber ce que j'étais en train de faire, me tournais vers Pippa, les bras croisés sur ma poitrine. Je cherchais son regard, mais comme d'habitude elle semblait vouloir me fuir. Je fronçais les sourcils. « Je n'en peux plus Pippa, cette situation va finir par me rendre fou. Dis moi ce qu'il y a » C'était chose faite, je venais de crever l'abcès. Ça aurait dû être fait depuis un moment mais je n'avais trouvé le courage que ce soir. Je me mordis la lèvre et baissais les yeux, peu sûr d'avoir envie de savoir la vérité finalement. Car je savais qu'elle pouvait faire plus de mal que de bien.


Dernière édition par Sullivan J. Eastwood le Dim 29 Mai - 20:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: i can't keep up with your turning tables ► pippa & sully   Ven 27 Mai - 0:20


❝ I'm still alive but I'm barely breathing just prayin' to a god that I don't believe in cause I got time while she got freedom cause when a heart breaks no it don't breakeven ❞

Au fond, je n’étais peut-être pas faite pour être en couple, me posée jusqu’à ce la mort nous sépare. Petite, je croyais à l’amour éternel, celui avec un grand A. C’était bien avant que mes parents décident de divorcer l’un de l’autre. J’aurais toujours en tête leurs moments de tendresses, l’amour qu’ils se partagent, petite je croyais que mes parents allaient être ensemble jusqu’à leur mort, cependant je m’étais entièrement induit en erreur. À partir de là, je n’avais plus cru au conte de fée ni même de princesse parce que l’amour blesse au plus profond de soi-même. Certes, j’avais connue une peine d’amour durant mon adolescence puis après je m’étais en quelque sorte jurée de ne plus m’attacher aux gens qui m’aimerait de peur d’être blesser ou de blesser ceux-ci. Tout avait très bien fonctionné jusqu’à ce que je rencontre Sullivan dans un taxi. Qui aurait pensé un jour, que moi, Pippa Lou Mckenzie, je retombe en amour malgré une peine d’adolescence et un divorce de parents qui m’a facilement détruit de l’intérieur entier. Personne. Même moi, je n’y croyais pas réellement parce que je croyais même plus en l’amour, enfin je croyais ne plus y croire. Et j’étais tombée amoureuse de M.Eastwood ici présent et avais accepté sa demande en mariage parce que je l’aimais de tout mon cœur. Enfin, je croyais. Devenir Mme.Eastwood était une chose cependant m’installer carrément avec avait été une autre chose et vouloir fonder une famille une autre chose. Je n’allais sans doute jamais arrêter de le répéter et de le dire, cependant quelque chose clochait chez moi. J’avais une vie presque parfaite. J’avais dans ma vie un homme qui m’aimait malgré mes nombreux défauts et qui m’acceptait comme j’étais et m’aimait encore plus chaque jour. Je venais d’embrasser comme amicalement Sully sur la joue pour me détourner de lui et me prendre une bouteille d’eau dans le réfrigérateur étant totalement déshydrater comme je ne prenais pas réellement le temps au boulot de boire ou manger quelque chose. En fait, cela était assez rare que j’aille me chercher un truc à manger ou à boire cela arrivait uniquement lorsque mon ventre criait famine et ma gorge était sèche comme pas possible. Et comme mon ventre criait famine, juste à voir Sully préparer le plat que je préférais le plus au monde, cela me donna envie de saliver.

Je me relevais du frigidaire et ouvrit la bouteille d’eau pour en prendre une longue gorgée tout en écoutant la réponse de Sullivan arrivé. - « Depuis dix petites minutes » En guise de réponse, j’hochais la tête pour prendre une autre gorgé de l’eau froide que je tenais dans la main droite. J’avais terriblement mal aux pieds et enleva mes talons pour les pousser dans le coin de la cuisine. « Tu as passé une bonne journée ? » l’entendis-je me demander en même temps de mon mouvement de tête. Je regardais Aqua, mon poisson rouge dans son bocal et lui donnait de la nourriture. « Oui, terriblement mal aux pieds par contre » répondis-je à sa question en me retournant pour regarder son dos. « Et toi ? » posais-je à celui-ci en plaçant mes mains derrière mon dos, cependant ma question sembla rester sans réponse qu’il se retournait avec une drôle d’expression et les bras croisés sur sa poitrine. Je craignais le pire, aller savoir pourquoi. Et lorsqu’il fronça les sourcils, je savais que rien n’allait aller. « Je n'en peux plus Pippa, cette situation va finir par me rendre fou. Dis moi ce qu'il y a » Je savais au plus profond de moi que cela avait rapport avec mon comportement des dernières semaines. La culpabilité me rongea un moment pour ensuite se dissiper derrière un voile de tristesse envers Sullivan. Son regard. Je me détestais de le faire souffrir autant. « Mais.. » bégayais-je à son encontre. J’aurais pu facilement lui mentir, cependant je n’avais pas l’envie ni le courage de le faire. « Tu veux parler de quoi là Sully ? » posais-je à celui-ci décidant de jouer la carte en quelque sorte de l’innocence. Quelle terrible fiancée je jouais là.


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MessageSujet: Re: i can't keep up with your turning tables ► pippa & sully   Dim 29 Mai - 20:47



i come to you in pieces
« I'VE COME UNDONE, BUT YOU MAKE SENS OF WHO I AM.»
Danny m'avait dit et répété plusieurs fois que Pippa n'était pas la femme de ma vie, que nous ne ferions pas notre vie ensemble et que nous ne vieillirons pas ensemble, et que j'étais trop buté et sans doute trop obnubilé pour m'en rendre compte. Peut-être avait-elle raison, peut-être avait-elle tord, personne ne peut vraiment le dire ou prédire l'avenir, et surtout pas elle et moi. Je ne voulais pas faire comme si je connaissais mon destin d'avance, mais je savais que je ferais tout mon possible pour faire en sorte que ça marche, qu'on ait une chance de vivre heureux tous les deux, même si ce n'était pas pour la vie... J'avais toujours été quelqu'un de particulièrement têtu et de persévérant, je pouvais paraître agaçant à force aux yeux de certaines personnes, mais je refusais de baisser les bras et de me laisser abattre. Je n'abandonnais que quand j'étais sûr qu'il n'y avait plus rien à faire ou que le combat était perdu d'avance. Mais en ce qui concernait Pippa je ne pouvais pas fermer les yeux et faire comme si tout allait bien, ça serait revenu à dire que j'étais en train de la perdre. Et ça, c'était la dernière chose que je voulais, et surtout la dernière chose que j'aurais été capable d'accepter. Je n'avais jamais été réellement chanceux en amour, je m'attachais trop facilement et trop rapidement aux gens, ce qui fait que je me faisais souvent prendre à mon propre piège. On dit que les filles croient au grand amour, qu'elles n'attendent rien d'autre qu'un prince charmant sur son cheval blanc... mais les garçons aussi ont parfois besoin de romantisme. J'ai toujours vécut avec un idéal en tête, un idéal que je n'avais jamais connu dans mon enfance, comme quelque chose qui me manquait au fond de moi. Et depuis je n'ai cure que de partir à sa quête, de le rechercher dans tous les êtres qui croisent mon chemin, dans l'espoir de pouvoir enfin combler ce néant dans ma poitrine et pouvoir enfin être entier. J'avais cru trouver cet idéal en Danny lors de nos jeune années, puis en Sarah une fois mon internat commencé, maintenant c'était en Pippa que j'avais placé cet espoir. Et je ne pouvais supporter de voir cette espérance se transformer peu à peu en déchéance encore une fois. Je m'étais accroché à Pippa comme à une bouée de sauvetage, je l'aimais comme jamais je n'avais aimé quelqu'un, je ne supportais pas de voir d'autres hommes lui tourner autour et je me montrais facilement jaloux. Je l'aimais avec ses défauts et ses qualités, elle était la plus belle personne à mes yeux et la seule avec qui je voulais réellement faire ma vie et construire quelque chose. Elle était tout simplement la seule personne dans ce monde avec laquelle je voulais fonder la famille qui me manquait temps. Et aujourd'hui elle représentait sans doute tout ce qui se rapprochait de plus près à une famille pour moi. Elle était tout pour moi, et pour cela je ne pouvais me permettre de la perdre et de la voir s'éloigner de moi comme elle le faisait depuis ces derniers jours.

Je n'avais jamais été quelqu'un de particulièrement nerveux, la patience était mon point fort et mes années d'études de médecine n'avaient fait que renforcer mon côté calme et posé ; cependant je me sentais bouillonner de l'intérieur, j'entendais le bourdonnement de mon cœur battre à mes oreilles, de plus en plus fort. Je serrais les poings et commençais à marcher de long en large dans la cuisine, feintant de chercher des ingrédient pour le plat que j'étais en train de préparer. Je me sentais déjà suffisamment idiot comme ça, je n'avais donc pas envie que Pippa me regarde avec des yeux ronds, se demandant ce que j'étais en train de maugréer dans mon coin. « Oui, terriblement mal aux pieds par contre. Et toi ? » Pour passer un peu mes nerfs, je m'acharnais à nettoyer la tomate que je tenais dans ma main, espérant que Pippa ne la voyait pas trembler sous l'eau. « Ça va, du moins je vais mieux que la fillette de huit ans atteinte d'une tumeur que j'ai opéré cet après-midi » Dis-je sur un ton neutre. Ce n'était pas le moment de s'embarquer dans des émotions incontrôlables. Surtout que je n'étais pas la meilleure personne pour dissimuler mes sentiments. Et c'est sans doute pour cela que j'avais fini par briser la glace une fois pour toutes. Je ne voulais pas que Pippa me mente, qu'elle me dise que tout allait bien juste pour me faire plaisir ou me rassurer, je voulais juste qu'elle soit honnête avec moi et peut-être aussi avec elle-même. Il était temps pour nous de mettre cartes sur table. « Mais.. » Je fronçais les sourcils. « Tu veux parler de quoi là Sully ? » J'inspirais un grand coup et enfonçais les mains dans les poches de mon jeans, essayant de retrouver un peu de contenance et d'assurance. Je la dominais de toute ma hauteur mais portais sur elle un regard des plus doux, juste pour lui montrer que je ne cherchais pas à l'accuser. Je voulais juste comprendre, je voulais juste qu'elle m'explique. Je sentais qu'elle n'allait pas se livrer par elle-même et se mettre à se confier brutalement à moi. Il fallait donc que j’appuie sur les questionnements essentiels. « Pourquoi tu te montres distante avec moi depuis quelques temps ? J'ai l'impression que tu me fuis... Est-ce que j'ai fait quelque chose de mal ou est-ce que j'ai dit quelque chose qui t'a blessé ? Parle moi Pippa, dis moi ce qu'il y a... S'il te plaît » Je ne voulais pas me montrer vulnérable face à elle, je ne voulais pas qu'elle voit mon désarroi et à quel point je pouvais être peu sûr de moi, mais le masque était tombé tout seul. Si seulement ça pouvait au moins lui montrer à quel point je prenais tout cela à coeur et à quel point cette situation pouvait me faire du mal. J'avais toujours plus ou moins réussi à contenir mes sentiments personnels par le passé, même les plus douloureux, j'arrivais toujours à peu près à faire face, mais quand ça concernait Pippa je perdais vite pieds.
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MessageSujet: Re: i can't keep up with your turning tables ► pippa & sully   Mer 1 Juin - 1:46


❝ Stranded in the spooky town stop lights are swaying and the phone lines are down the floor is crackling cold. She took my heart, i think she took my soul with the moon i run, far from the carnage of the fiery sun ❞

La vie de couple c’est compliqué, quand une personne décide d’abandonner son célibat et rester en couple c’est que forcément, il y a l’amour véritable quelque part. Au début de ma relation avec Sullivan, je croyais être dans un conte de fée pour la deuxième fois et après sa demande en mariage quelque chose avait été déclenché à l’intérieur de moi ou dans mon cerveau pour que je sois ainsi. À mes yeux, c’était quelque chose de normal cependant aux yeux de Sully c’était une chose qui le fessait terriblement souffrir niveau sentiments et je n’acceptais pas réellement le fait de voir l’homme à qui j’avais dis « oui » souffrir de ma faute et j’étais consciente que tout était de ma faute. Je le savais, il le savait. Presque tout le monde le savait. Nous étions moins souvent ensemble, je m’éloignais de plus en plus de lui et j’étais très distante. C’était comme si à mes yeux, je le percevais plus comme un ami même voir pire un meilleur ami plutôt qu’un fiancé. Décidément, je n’étais pas sur Terre pour pouvoir vivre une histoire d’amour normal. En voyant sa mine grave, je savais qu’il avait mal. Mal de ma faute parce que j’avais décidée de jouer la carte de l’innocence. Parce que je refusais lui mentir, j’étais douée pour ça, mentir. Mentir et cacher mes sentiments. Avec une blessure au cœur, j’avais rapidement apprise à cacher les sentiments que je ressentais vis-à-vis des autres qui m’entouraient. Je refusais de m’attacher à une personne de peur de la blesser et je refusais d’aimer quelqu’un de peur aussi de la blesser pourtant avec Sullivan, le contraire était arrivé. J’avais en quelque sorte abaissé mon bouclier ainsi que mes barrières pour m’abandonner à une chose qu’on appelait l’amour. Étais-je à ce point aussi stupide ? « Ça va, du moins je vais mieux que la fillette de huit ans atteinte d'une tumeur que j'ai opéré cet après-midi » J’hochais la tête ne sachant pas réellement quoi répondre. Je n’avais aucune idée de ce qu’il pouvait ressentir, enfin oui je le savais. Il était terrifié à l’idée de voir la petite fille de huit ans mourir.

Au fond, je ne comprenais pas réellement pourquoi il était comme ça pour cette fillette. Cependant d’un côté, cela me montrait à quel point il s’attachait vite aux gens qui l’entouraient, dont moi. « Pourquoi tu te montres distante avec moi depuis quelques temps ? J'ai l'impression que tu me fuis... Est-ce que j'ai fait quelque chose de mal ou est-ce que j'ai dit quelque chose qui t'a blessé ? Parle moi Pippa, dis moi ce qu'il y a... S'il te plaît » L’unique réponse que je trouvais à ce moment même fut de soupirer, je n’avais absolument aucune idée de comment ou quoi répondre à Sully sans en quelque sorte le blesser cependant je désirais non je mourrais d’envie de lui dire absolument tout. Cependant, je n’étais pas comme ça, je n’ouvrais pas mon cœur facilement à n’importe qui même si c’était Sully, mon fiancé. Je devais tout lui dire. J’inspirais et expirais, pour ensuite soupirer et prendre une gorgé de ma bouteille d’eau. J’avais l’impression que l’oxygène manquait dans la pièce malgré la grandeur de notre cuisine. J’avais également l’impression de manquer d’air pourtant je n’étais pas claustrophobe c’était Sully le claustrophobe dans le couple, pas moi. J’inspirais de nouveau et expirais. « Tu n’as absolument rien fait Sullivan, c’est moi.. Uniquement moi » Commençais-je en regardant Aqua dans son bocal derrière Sully. « Sully, je suis confuse, on dirait que c’est plus fort que moi » continuais-je en reportant mon regard vers mon fiancé et en le regardant dans les yeux. Je m’approchais de lui et pris sa main droite dans la mienne où était la bague qu’il m’avait offert il y a deux mois. J’ouvris la bouche cependant aucun son en sortit à mon désarroi. « J’ai l’impression que me marier ne me fait pas. Comme si je n’étais pas prête, tu comprends ? » terminais-je en regardant le sol pour ramener mon visage vers Sullivan. Voilà c’était dit.
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MessageSujet: Re: i can't keep up with your turning tables ► pippa & sully   Mar 7 Juin - 18:44



i tell my love to wreck it all
« CUT OUT ALL THE ROPES AND LET ME FALL »
L'amour est sans doute la plus belle arnaque que le monde ait jamais crée, la plus solide attache donnée aux hommes et surtout la plus grande source de regrets et de remords jamais inventée. Il n'y a qu'à voir tout ce que les hommes et les femmes de cette planète ont pu faire un jour par amour et jusqu'où ils seront capable d'aller pour lui. Ce sentiment mène véritablement les hommes par le bout du nez, il peut faire de nous ce qui lui plaît et nous trainer au paradis comme en enfer, ça dépend seulement de son humeur. Finalement nous ne sommes que de simples jouets pour lui, des marionnettes entre ses mains, des poupées de chiffon suivant à la lettre sa conception de l'amour qu'il désire pour nous. J'adorais ce sentiment autant que je le détestais ; il avait placé Pippa sur mon chemin, il l'avait poussé dans ma vie et dans mes bras, mais il pouvait aussi me la reprendre quand l'envie lui prendrait. Il me rendait profondément heureux autant qu'il me faisait souffrir à sa façon, me torturant le cœur de la plus horrible et de la plus belle manière qui soit. Tourner contre un homme la meilleure émotion qui peut exister en lui est certainement la meilleure chance de le rabaisser et de le détruire. Si je perdais Pippa aujourd'hui, je savais très bien que je ne m'en remettrais pas. J'avais connu des femmes avant elle, elle n'était pas ma première histoire d'amour, même si j'espérais de mon être qu'elle serait la dernière, mais elle était sans doute la plus importante à mes yeux et celle qui me marquerait à vie. J'avais presque eu le coup de foudre pour la brunette, et ce jour là, sous la pluie battante, quelque chose en moi s'était réveillé et m'avait vraiment fait ouvrir les yeux, me montrant une nouvelle possibilité dans ma vie. Cette possibilité c'était Pippa, c'était les choses qu'elle pouvait m'apporter et la vie qu'elle pouvait m'offrir. J'avais laissé tomber mes mauvaises habitudes pour elle, j'avais changé pour lui offrir le meilleur de moi-même et j'avais essayé de faire partie de sa vie. jusqu'à aujourd'hui je pensais que ça avait marché, je pensais que j'avais trouvé un nouveau foyer dans son cœur, mais visiblement je m'étais trompé. Bien entendu tout n'avait jamais été parfaitement rose entre nous, elle avait son caractère, j'avais le mien, et ils se n'accordaient pas toujours, mais je l'aimais et je pensais que les sentiments triomphaient toujours de tout. Comme quoi il était vraiment temps que je redescende de mon nuage. Beaucoup de choses étaient passées devant mes yeux sans que je ne les vois ou sans que je le comprenne vraiment ; peut-être que Pippa m'avait envoyé des signaux que je n'avais pas su interpréter, peut-être que je m'étais enterré dans mon coin et que j'étais passé à côté de choses que j'aurais dû saisir absolument. Peut-être avais-je fait couler mon couple sans m'en même rendre compte.
Je pensais vraiment trop, tout le monde me le répétais et Pippa m'en faisait souvent la remarque, mais cela ne m'empêchait pas de me torturer l'esprit avec des pseudo-certitudes qui n'en n'étaient pas. Je prenais trop souvent pour acquis ce qui ne l'était pas et je ruinais souvent tout avant même que quelque chose ne se produise vraiment. Pippa ne s'était pas encore confiée à moi que déjà je prenais son absence de réponse comme un appui supplémentaire à mon hypothèse. Beaucoup de choses tournaient en même temps dans ma tête, j'avais une désagréable sensation de tournis et j'avais peine à garder les pieds sur terre. J'avais comme l'impression que Pippa allait m'annoncer une terrible nouvelle dans les prochaines secondes et que je n'allais pas pouvoir passer au travers de cette brusque réalité. Cela pouvait être tout et n'importe quoi, et ne pas savoir me rendait nerveux à un point à peine imaginable et soutenable. La seule chose que je pouvais faire pour le moment c'était attendre qu'elle se décide à me parler, et c'était cela le plus dur à faire, surtout que j'avais la sensation que cela n'arriverait jamais. J'essayais de respirer calmement, ne voulant pas qu'elle me voit dans l'état dans lequel j'étais véritablement à l'intérieur de moi-même. C'était comme si je ne maîtrisais plus rien, et je détestais ça. « Tu n’as absolument rien fait Sullivan, c’est moi.. Uniquement moi » J'avais envie de soupirer de soulagement ou même de faire la danse de la joie dans notre cuisine, mais quelque chose me disait qu'elle n'avait pas fini, que ce n'était que le début d'une vérité qui me serait difficile à avaler. Je posais alors mes yeux sur elle et attendit, j'attendis qu'elle reprenne la parole et qu'elle m'explique enfin. J'étais soulagé de savoir qu'elle ne me reprochais rien et qu'elle ne m'en voulait pas, mais quelque chose me bloquait toujours. Pourquoi se blâmait-elle alors ? Pourquoi serait-ce la fautive ? Au fond je ne savais pas si j'avais vraiment envie de savoir. Mais c'était trop tard pour faire marche arrière. Je lui avais demandé d'être honnête avec moi et il fallait que je sois prêt à attendre ce qu'elle avait à me dire. Nous allions bientôt être unis pour le meilleur et pour le pire non ? « Sully, je suis confuse, on dirait que c’est plus fort que moi » Elle pris alors ma main dans la sienne, et la bague que je lui avais offerte scintilla devant mes yeux. Je sentais que Pippa était perdue, qu'elle ne savait plus trop où elle en était. J'aurais voulut l'aider à faire le point, à aller mieux, mais il fallait d'abord qu'elle me dise ce qui la tracassait. Je la voyais ouvrir la bouche sans qu'aucun son n'en sorte. Je portais alors ma main libre à sa joue et la caressait tendrement, comme pour lui donner du courage. « Dis moi ce qu'il se passe. Tu sais que je serais toujours là pour toi, alors parles moi » J'esquissais un petit sourire, comme pour la rassurer, pour lui montrer qu'elle n'avait pas à avoir peur de se confier à moi. J'avais été un peu dur avec elle précédemment et je voulais me rattraper. « J’ai l’impression que me marier ne me fait pas. Comme si je n’étais pas prête, tu comprends ? » A cette révélation la main que j'avais posé sur sa joue glissa lentement et retomba le long de mon corps, là où elle était quelque secondes plut tôt. Ses dernières paroles venaient de me tomber dessus comme une bombe et je ne savais plus quoi penser. Je m'étais inventé les pires scénario durant ces derniers jours mais je n'avais jamais pensé à ça, je n'avais jamais pensé qu'elle ressentirait cela. Je me passais alors une main dans les cheveux et reculais de quelques pas, lui tournant le dos avant de finir par lui refaire face. Je posais sur elle un regard triste et quelque peu abattu. « Tu veux me quitter ? C'est seulement le mariage le problème ou tu as rencontré quelqu'un d'autre ? » Je ne savais pas ce qui était le pire : le fait qu'elle ne veuille plus être ma femme ou l'idée qu'elle parte avec quelqu'un d'autre. J'allais peut-être encore trop vite en besogne, mon imagination me jouait sans doute encore des tours, mais avec ce qu'elle venait de m'annoncer j'étais prêt à croire n'importe quoi. Peut-être n'avait-elle aucunement envie de me quitter, peut-être voulait-elle simplement pousser les fiançailles un peu plus loin pour déterminer si elle voulait vraiment qu'on se marie ou non. Mais j'étais trop secoué pour faire la part des choses. « Je ne suis pas prêt à te perdre Pippa. Alors dis moi ce que tu veux que je fasse, dis moi ce que je suis sensé faire maintenant »
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MessageSujet: Re: i can't keep up with your turning tables ► pippa & sully   Ven 17 Juin - 18:37

Baby take a gun and shoot me down.
La pire chose que je pouvais détester en amour était bien l’incertitude qu’on pouvait ressentir envers une autre personne, comme si on avait l’impression que cette personne allait nous quitter du jour au lendemain, certes dans certains couples cela arrivait sauf que c’était très rare enfin à mes yeux c’était rare parce que les gens se laissaient souvent parce qu’entre eux, il n’y avait plus aucun étincelles, plus aucun papillons dans le ventre ni même d’amour. Voilà ce que j’avais ressenti lorsque j’étais tombée amoureuse de Sullivan, des milliers de papillons dans le ventre, des étincelles dans ma tête et j’avais les yeux qui brillaient comme si on s’apprêtait à les faire exploser et surtout mon cœur battait tellement vite que j’avais l’impression qu’il allait sortir de ma poitrine pour partir en courant. C’est bête dit comme ça, sauf que c’est comme ça que je l’ai ressentie. J’adorais ce que pouvait m’offrir l’homme qui se tenait devant moi, il m’acceptait comme j’étais soit avec un le pire caractère qui puisse exister au monde. J’étais à la fois compliqué et étrange, je détestais des choses que certains aimait et j’aimais des trucs que certains détestait. Par moment, je me demandais si je n’étais pas venue au monde à l’envers, parce que sérieux quelque chose clochait avec moi. Forcément, quelque chose dans ma tête ne tournait pas rond. J’adorais ce que pouvait m’offrir l’homme qui se tenait devant moi, il m’acceptait comme j’étais soit avec un le pire caractère qui puisse exister au monde. J’étais à la fois compliqué et étrange, je détestais des choses que certains aimait et j’aimais des trucs que certains détestait. Par moment, je me demandais si je n’étais pas venue au monde à l’envers, parce que sérieux quelque chose clochait avec moi. Forcément, quelque chose dans ma tête ne tournait pas rond.

Je venais de lui dire que me marier n’était pas une bonne idée et que je n’étais pas encore prête parce que sérieusement au fond, nous avions encore la vie devant nous pourquoi se presser ? Certes, on disait que la vie était courte alors il fallait en profiter sauf que sérieusement me marier à vingt-quatre ans c’est un peu jeune. Je suis encore jeune, comme si j’avais encore le besoin de m’amuser et de profiter de ma vie d’adulte parce que bientôt, soit dans six ans, j’irais sur trente ans et là je me dirais que j’ai bien profité de ma vingtaine. Et dans un sens, je pouvais comprendre Sully de vouloir se marier et d’avoir une famille parce que lui il avait vécu sa vie. « Tu veux me quitter ? C'est seulement le mariage le problème ou tu as rencontré quelqu'un d'autre ? » Je détestais tellement le regard qu’il jetait sur moi, je le détestais. Je détestais le voir avec ce regard comme si je venais de lui briser le cœur en deux et c’était sans aucun doute la dernière chose que je voulais, le blesser. Et sa main retomba le long de son corps, à l’intérieur de moi je sentais la culpabilité m’envahir. Et devant sa phrase, je restais surprise qu’il pense ça, puisque je n’étais pas ce genre de fille. Je me contentais toujours d’un seul garçon et ce garçon était mon fiancé, enfin Sullivan. Ne sachant pas trop quoi répondre à ça, j’ouvris de nouveau la bouche cependant je restais comme ça sans rien dire. « Je ne suis pas prêt à te perdre Pippa. Alors dis moi ce que tu veux que je fasse, dis moi ce que je suis sensé faire maintenant » Je soupirais et regarda autour de moi en retenant les larmes qui me montaient aux yeux. « Non je ne veux pas te quitter ni même rencontrer quelqu’un d’autre » commençais-je en lâchant sa main et en reculant de quelques pas pour le regarder dans les yeux - « Je t’aime toujours, sauf que le mariage c’est une étape importante et j’ignore si je me sens prête à franchir cette étape Sully » rajoutais-je par la suite en avalant ma salive - « Je t’en supplie, ne m’en veux pas… Je suis tellement désolée, je ne veux en aucun cas te blesser, tu le sais ça ? »
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